La nature criminelle du Makhzen commence à apparaître au grand jour et l’affaire du réseau criminel, composé de 61 individus dont un militaire, démantelé en Algérie n’est qu’une infime partie du jeu pervers auquel il se livre pour déstabiliser ses voisins.
La presse espagnole est venue, elle aussi, apporter de nouvelles preuves mettant en cause le Maroc dans des tentatives d’atteintes à sa souveraineté et son territoire. Selon des sources au sein des Forces armées espagnoles, de la Police nationale et de la Garde civile, citées par le site d’information « El Español », des soldats marocains entrés à Ceuta lors de l’invasion des 30 et 31 juillet sont soupçonnés d’avoir participé à l’organisation d’au moins une embuscade contre des soldats espagnols. Il faut rappeler dans ce contexte que des témoins présents à Ceuta au moment de l’invasion et selon des rapports des services de renseignement espagnols, des gendarmes marocains avaient encadré l’invasion de l’enclave et la retraite des assaillants. Nous avions, le 30 septembre dernier évoqué l’implication de l’armée marocaine dans la préparation de l’invasion de Ceuta, son déroulement puis dans la retraite des assaillants en reprenant largement des extraits d’un article paru sur le site d’information « El Español » qui avait consulté des documents classifiés des services de renseignement espagnols qui avaient révélé la présence de 72 militaires marocains identifiés parmi les envahisseurs de l’enclave de Ceuta. Ces rapports décrivaient l’armée marocaine comme un centre de gravité pour le financement et le contrôle des groupes d’envahisseurs. Ces rapports sont appuyés pat une cinquantaine de photos de soldats et d’officiers de Rabat, identifiés dont certains auraient surveillé les mouvements des troupes espagnoles présentes dans l’enclave.
« El Español » a affirmé le 13 octobre 2026, que les soupçons se portaient sur l’attaque survenue le 27 août à Benzú, où environ 70 individus ont encerclé une patrouille de Regulares (infanterie espagnole) et agressé ses quatre membres.
L’un des individus arrêtés a reconnu, selon ces mêmes sources, être un soldat marocain. Un aveu qui constitue une preuve de la nature criminelle de l’armée marocaine. L’implication possible d’individus ayant une formation militaire est l’une des principales pistes d’enquête mises en lumière par les témoignages recueillis par le site d’information. Les officiers qu’il a consultés estiment que le choix du lieu, du moment et la coordination des actions des assaillants laissent penser à une planification préalable. Ils établissent également un lien entre leurs soupçons et trois autres attaques qui, selon un commandant militaire, se sont produites dans les 72 heures suivantes. Ces sources attribuent une capacité d’organisation particulière à des individus ayant reçu une formation spécialisée, les distinguant ainsi des autres participants.
Ces révélations interviennent alors que les autorités de Ceuta ont entamé, depuis le 4 octobre dernier, le démantèlement des camps de migrants installés dans l’enclave. Elles interviennent également où un vaste complot contre l’Algérie par le makhzen et se soutiens a été déjoué et au moment où le roi espagnol Felipe VI a entamé une visite à Ceuta et Melilla pour rappeler la souveraineté de Madrid sur ces territoires et montrer que toutes les manœuvres du Maroc ou ses tentatives de chantage pour obtenir leur rétrocession par l’Espagne sont des lignes rouges que Rabat ne doit jamais franchir au risque de se brûler les doigts. Cette visite est également une façon de dissiper les craintes de la population locale nées après la réaction jugée timide du gouvernement de Pedro Sanchez qui n’avait dépêché qu’une escouade de brigades anti émeutes au moment où l’enclave faisait face à une situation de guerre et une tentative d’invasion.
Slimane B.

