Accueil ACTUALITÉ UNE TRANSFORMATION À GRANDE ÉCHELLE SE DESSINE À L’HORIZON 2027 : 60...

UNE TRANSFORMATION À GRANDE ÉCHELLE SE DESSINE À L’HORIZON 2027 : 60 milliards DA injectés pour équiper les ports

0

Le secteur portuaire s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa modernisation. À l’horizon 2027, plusieurs infrastructures stratégiques devraient voir leurs capacités considérablement renforcées, à la faveur de projets d’extension, de modernisation des équipements et de développement des activités logistiques.
D’Arzew à Annaba, en passant par Djen Djen, les chantiers engagés visent à accompagner la progression des échanges, à renforcer l’attractivité des infrastructures et à créer de nouvelles capacités au service de l’économie nationale. Cette dynamique s’appuie sur des investissements importants ; 60 milliards de dinars ont été mobilisés depuis 2025 pour l’équipement des ports, dont 21 milliards de dinars en 2026, tandis que plusieurs projets structurants affichent déjà des taux d’avancement significatifs. C’est d’ailleurs, ce qu’a détaillé le président-directeur général du Groupe des services portuaires (Serport), Ali Boularas, lors de son intervention sur les ondes de la Chaîne 1 de la Radio algérienne. Au port d’Arzew, dans la wilaya d’Oran, les travaux d’extension ont atteint 61 % d’avancement. Le projet, dont l’achèvement est prévu en 2027, doit porter la superficie totale de l’infrastructure à 55 hectares. Cette extension revêt une importance particulière pour l’ouest du pays, compte tenu du rôle stratégique du port dans les échanges commerciaux. L’augmentation des capacités devrait permettre de renforcer la prise en charge des flux et d’accompagner la dynamique économique de la région.
À Annaba, un autre chantier majeur avance à un rythme soutenu. Le port, appelé à jouer un rôle important dans la chaîne logistique liée à la filière des phosphates, disposera d’une capacité de traitement de 10 millions de tonnes de phosphate intégré. Le taux d’avancement des travaux atteint actuellement 55 %, avec une livraison annoncée pour mars 2027. Au-delà de l’augmentation des capacités portuaires, le projet devrait également générer un impact significatif sur l’emploi. Entre 5 000 et 10 000 postes de travail pourraient ainsi être créés, selon le responsable de Serport.
À Jijel, le port de Djen Djen s’inscrit également dans cette dynamique d’expansion. L’infrastructure traite déjà plus de 10 000 conteneurs, tandis que les capacités sont appelées à progresser avec un objectif de 20 000 conteneurs. Cette montée en puissance doit consolider la vocation logistique du port et renforcer sa contribution au développement du transport maritime de marchandises.

L’électrification des quais au cœur de la transition environnementale
La modernisation du réseau portuaire ne se limite toutefois pas à l’augmentation des capacités. Une feuille de route pour l’électrification des quais a été mise en place, avec les ports d’Alger et de Mostaganem comme premières étapes. Le principe consiste à permettre aux navires à quai d’utiliser l’alimentation électrique terrestre plutôt que de maintenir leurs moteurs en fonctionnement. Cette orientation doit contribuer à réduire les émissions polluantes et à favoriser l’utilisation d’énergies plus propres dans les infrastructures portuaires. Cette dimension environnementale vient ainsi compléter les investissements consacrés à l’extension et à la modernisation des équipements.

Une stratégie pour renforcer la compétitivité des ports
Selon Ali Boularas, une stratégie intégrée est également déployée au niveau des entreprises portuaires afin d’améliorer l’efficacité et la compétitivité de l’ensemble du système. L’objectif est d’adapter les infrastructures aux exigences de l’économie nationale, tout en renforçant l’ouverture de l’Algérie sur son environnement régional. Le développement des compétences figure également parmi les axes de cette stratégie. Un centre spécialisé dans la formation des cadres dans les domaines portuaire et maritime doit être créé dans la wilaya de Mostaganem, afin d’accompagner l’évolution des métiers et les besoins en compétences du secteur.

Moderniser les équipements
Cette transformation repose enfin sur un effort financier conséquent. Depuis 2025, 60 milliards de dinars ont été mobilisés pour l’équipement des ports, dont 21 milliards de dinars au titre de 2026 pour l’acquisition de nouveaux matériels. À travers ces investissements, les ports algériens cherchent à franchir un nouveau cap: augmenter leurs capacités, améliorer la fluidité du traitement des marchandises, soutenir les activités industrielles et commerciales et inscrire progressivement les infrastructures portuaires dans une logique de performance et de transition énergétique.
Sarah O.

Article précédentLE SITE « EL ESPAÑOL » PUBLIE LES PREUVES DE L’IMPLICATION DU MAKHZEN DANS LA CRISE DE CEUTA : « L’armée marocaine a organisé et encadré l’invasion »
Article suivantCRASH DU VOL AH5017 : Swiftair condamnée à l’amende maximale pour homicides involontaires