Accueil À LA UNE NOUVEAU PLAN DE GESTION DE L’EAU : Valoriser et diversifier les ressources

NOUVEAU PLAN DE GESTION DE L’EAU : Valoriser et diversifier les ressources

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Assurer l’alimentation en eau potable des populations, fournir l’eau aux activités agricoles pour les besoins d’irrigation et approvisionner les installations industrielles en eau selon les exigences de leurs process de production, la mobilisation des eaux conventionnelles et des eaux non conventionnelles vise à satisfaire toute cette demande en accroissement continu, dans un contexte climatique défavorable et propice à la pénurie de la ressource-eau.
Tout récemment, le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, est revenu sur  le programme national global dans ce domaine et, particulièrement, sur la place qu’occupe le dessalement de l’eau de mer. La preuve en est donnée par les chiffres : mise en service de 19 stations de dessalement d’eau de mer, une douzaine est en cours de réalisation, et le nouveau programme prévoit la réalisation de quatre autres stations, tandis que trois sont en phase d’étude. L’objectif est de couvrir la majeure partie des wilayas côtières, puis les wilayas intérieures de manière progressive. Pour rappel, le deuxième programme national de dessalement de l’eau de mer, décidé par le président Abdelmadjid Tebboune, comporte six stations de dessalement de l’eau de mer de 300.000 m3/jour chacune (dont trois localisées respectivement dans les wilayas de Chlef, de Mostaganem et de Tlemcen), après les cinq grandes stations mises en service dans les wilayas d’El Tarf (Koudiet Eddraouche), de Boumerdès  (Cap Djinet), de Tipasa (Fouka), d’Oran (Cap Blanc) et de Bejaïa (Tighremt-Toudja), d’une capacité de production également de 300.000 m3/jour chacune. À terme, il est prévu que plus de 60% de l’eau potable consommée en Algérie provienne du dessalement d’eau de mer. À ce propos, lors du sommet mondial de l’eau organisé à Madrid (Espagne, 18 au 20 mai 2026), l’usine de dessalement de l’eau de mer « Cap Blanc » d’Oran, relevant de la société Algerian Desalination Company (ADC), filiale du groupe Sonatrach, a décroché la deuxième place aux « Global Water Awards 2026 », dans la catégorie des meilleurs projets de dessalement de l’eau de mer pour l’année en cours. Dans un communiqué publié à cette occasion, l’ADC explique que cette distinction constitue une reconnaissance internationale de la place qu’occupe l’Algérie dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et du développement des infrastructures hydrauliques stratégiques, et la dynamique que connaît l’Algérie dans le domaine du développement des infrastructures hydrauliques non conventionnelles ainsi que les succès enregistrés dans la mise en œuvre de projets stratégiques à même de relever les défis climatiques et de répondre à la demande croissante en ressources en eau. La politique algérienne de l’eau combine les ressources conventionnelles (barrages et forages), fortement dépendantes des conditions climatiques, et les ressources non conventionnelles (dessalement d’eau de mer et réutilisation des eaux usées épurées) sur fond de préservation de ces ressources (résorption des fuites d’eau dans les réseaux) et d’économie d’eau (lutte contre le gaspillage). L’Algérie peut compter sur plus 600 stations d’épuration pour produire de l’eau épurée à réutiliser dans le respect des normes internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), afin de réduire les risques sanitaires et environnementaux. Concernant les pertes d’eau, le taux national, selon les sources officielles, est d’environ 30 %. Quant aux barrages, l’Algérie en compte environ 82, avec un taux de remplissage moyen d’environ 60 %, et une vingtaine d’entre eux sont pleins, selon les données officielles. Il faut noter que certains barrages envasés nécessitent des opérations de nettoyage et de réhabilitation. Ce jeudi, à l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de l’Hydraulique a souligné l’importance des grands transferts hydrauliques en tant que pilier de la stratégie nationale d’alimentation en eau potable et d’amélioration du service public de l’eau, fondée sur le principe de solidarité hydrique entre les wilayas, à travers le transfert des eaux des régions les plus abondantes vers les régions les moins pourvues.
M’hamed Rebah

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