Accueil À LA UNE ALGÉRIE – ANGOLA : Deux pays au service des causes justes

ALGÉRIE – ANGOLA : Deux pays au service des causes justes

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, hier, son homologue angolais, Joao Lourenço, arrivé en Algérie dans le cadre d’une visite visant à établir un partenariat stratégique renforcé entre les deux pays.
Le président de la République d’Angola, Joao Lourenço, est arrivé en Algérie dans le cadre d’une visite d’État. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a accueilli son homologue angolais à son arrivée, hier après-midi, à l’aéroport international d’Alger. Après avoir écouté les hymnes nationaux des deux pays, les deux Présidents ont passé en revue des détachements des différentes forces de l’Armée nationale populaire qui leur ont rendu les honneurs. En même temps, 21 coups de canon ont été tirés en l’honneur de l’hôte de l’Algérie. Le président Tebboune a, ensuite, salué les membres de la délégation accompagnant son homologue angolais. Le président Joao Lourenço a salué les hauts responsables de l’État qui étaient présents à la cérémonie d’accueil.
Il faut savoir que l’Algérie et l’Angola entretiennent des relations de longue date et profondément enracinées dans l’histoire des deux pays qui partagent des positions constantes au service des causes justes, de la paix et du développement en Afrique. Les relations bilatérales se sont renforcées à la faveur de la volonté des dirigeants des deux pays d’établir un partenariat stratégique renforcé entre deux grands pays d’Afrique. Chemin faisant, la visite d’État du président angolais constitue une occasion importante pour donner un nouveau souffle aux relations bilatérales entre les deux pays et les hisser à des niveaux supérieurs, à travers la mise en place d’une base solide pour le renforcement du partenariat stratégique, notamment dans les domaines économique, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des échanges culturels.

Des positions constantes communes à réaffirmer
Cette visite constitue également une opportunité pour réaffirmer la convergence des positions sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment celles liées à la décolonisation en Afrique et au droit des peuples à l’autodétermination, en tête desquels le peuple sahraoui, ainsi que les questions relatives à la sécurité, à la stabilité et au développement du continent. Pour la République d’Angola, l’Algérie est un allié traditionnel, au regard du soutien qu’elle lui a apporté durant sa lutte contre la colonisation et dans la phase de reconstruction après l’indépendance. Cette position continue d’être hautement appréciée par le peuple et les dirigeants angolais, comme en témoigne le geste du président Joao Lourenço, qui a décerné, en novembre dernier, la médaille de la classe d’honneur, à titre posthume, aux anciens présidents algériens, Houari Boumédiène et Ahmed Ben Bella, en reconnaissance de leur contribution exceptionnelle à l’indépendance et à la reconstruction de l’Angola.

Un flux de visites de haut niveau
Partant de ces relations solides, les dirigeants des deux pays veillent à maintenir une concertation et des contacts permanents. Ainsi, le président de la République avait adressé à son homologue angolais un message, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de son pays, dans lequel il avait souligné « la volonté de l’Algérie d’œuvrer à hisser les relations économiques entre les deux pays au niveau des relations politiques ». Par la même occasion, le président Joao Lourenço avait assuré que l’Algérie serait le premier pays qu’il visiterait en 2026.
Dans ce cadre, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, avait pris part, en octobre dernier à Luanda, en qualité de représentant du président de la République, au 3è sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique. Nasri avait alors été reçu par le président angolais, auquel il avait transmis les salutations du président de la République ainsi que sa volonté de renforcer les relations de fraternité et de coopération unissant les deux pays et peuples frères, et de poursuivre la coordination sur les questions d’intérêt commun aux niveaux bilatéral et continental.

Des consultations diplomatiques
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, en qualité d’envoyé spécial du président de la République, avait, lui aussi, remis, en décembre 2024, une lettre du président de la République à son homologue angolais. À cette occasion, Attaf avait fait part de la volonté du président de la République de poursuivre les efforts communs pour ouvrir des perspectives plus larges aux relations de fraternité, de coopération et de solidarité entre les deux pays.
De son côté, le président Joao Lourenço a exprimé, à plusieurs occasions, le respect et l’estime qu’il voue à l’Algérie et à son président, pour son rôle dans la défense des causes et des intérêts du continent et son engagement à faire entendre sa voix. Il a, à ce titre, réaffirmé son attachement à l’unité de destin du continent et aux principes de solidarité et de fraternité entre ses pays, tout en exprimant sa volonté sincère d’établir un partenariat stratégique avec l’Algérie, au bénéfice des deux peuples frères.

La lutte contre le terrorisme
Ces deux dernières années ont été marquées par des contacts soutenus entre les deux pays, particulièrement avec l’accession de l’Algérie au Conseil de sécurité des Nations unies, en qualité de membre non permanent, et la présidence angolaise de l’Union africaine (UA). Lors de la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité onusien sur la lutte contre le terrorisme en Afrique, tenue à New York en janvier 2025, la République d’Angola, aux côtés des représentants de 70 délégations africaines et d’autres pays hors du continent, avait salué le rôle actif du président de la République dans la conduite des efforts continentaux en matière de lutte contre le terrorisme en Afrique.
Perpétuant la tradition des consultations instaurée entre les deux pays, les deux parties ont échangé, au cours des dernières années, plusieurs visites de responsables de différents secteurs, notamment les affaires étrangères, l’énergie et les mines. Dans ce contexte, il faut rappeler la tenue en avril 2025 de la toute première session des consultations politiques entre les deux pays, au cours de laquelle un mémorandum d’entente avait été signé entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, afin de doter les consultations politiques bilatérales d’un cadre institutionnel permettant d’intensifier la coordination et d’étendre les perspectives de coopération dans divers domaines d’intérêt commun.
Synthèse Farid Guellil

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