RASD

25E FORUM DE SAO PAULO À CARACAS (VENEZUELA) : Soutien réitéré à la lutte du peuple sahraoui

Les participants à la 25e édition du Forum de Sao Paulo (FSP), qui s’est tenue à Caracas, juillet courant, ont réitéré, dans une résolution adoptée à l’unanimité, leur soutien à la juste lutte du peuple sahraoui pour sa liberté et son indépendance, appelant tous les pays, qui ne l’ont pas encore fait, à reconnaitre la République arabe sahraouie démocratique (RASD), a-t-on indiqué de sources sahraouies.

«Nous réitérons notre soutien sans faille à la juste lutte du peuple sahraoui pour sa liberté, sa souveraineté et son indépendance nationale, sous la direction de son représentant légitime, le Front Polisario et le gouvernement de la République sahraouie (RASD) », ont souligné les participants à cette réunion à laquelle ont pris part environ 700 délégués, représentant plus de 400 délégations de partis politiques, de mouvements et d’organisations sociales et d’universitaires de 70 pays. Les délégués de la 25e réunion du Forum de Sao Paulo ont dit prendre compte de la situation injuste vécue par le peuple sahraoui depuis que l’Espagne, en tant que puissance colonisatrice, a pris sa retraite en 1976, de ce qui était sa province du Sahara, en violation de ses engagements avec les Nations unies et avec le peuple sahraoui , ce qui a provoqué l’invasion et la division de ce territoire par le Maroc et la Mauritanie, entraînant l’exode civil de centaines de milliers de personnes , générant ainsi une crise humanitaire sans précédent dans l’histoire du pays. Ils ont en outre réaffirmé que l’invasion militaire du Sahara occidental par le Maroc constituait une violation flagrante de l’avis de la Cour internationale de justice à La Haye du 16 octobre 1975 sur la résolution 1514 (15) de l’ONU , concernant le principe d’autodétermination des peuples et des pays colonisés, ainsi que des autres résolutions de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Union africaine (UA) sur le territoire non autonome du Sahara occidental. De ce fait, les participants à la rencontre de Caracas ont réitéré, dans leur résolution baptisée +solidarité avec le Front Polisario et la RASD+ leur « ferme condamnation des meurtres, viols, tortures, expulsions et agressions des organes répressifs marocains et autres violations des droits de l’Homme de la population civile sahraouie ».
Ils ont demandé « la libération immédiate et sans condition du groupe GdeimI zik et de tous les prisonniers d’opinion sahraouis », et appelé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à s’ »impliquer dans cette situation pour défendre le droit de ce peuple et exercer les pressions nécessaires pour mettre fin à ces violations », selon le texte. « Nous exprimons notre rejet le plus profond de l’exploitation illégale des ressources naturelles sahraouies par la puissance occupante, et nous demandons aux gouvernements et aux entreprises qui prennent part à cette activité, contrairement au droit international, de cesser immédiatement leur participation », ont-ils ajouté. « Nous condamnons également les accords de pêche et d’agriculture signés par l’Union européenne (UE) avec le Maroc, en violation de l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 27 février 2018, dans lequel l’illégalité de ces accords est signalée, car le Maroc n’a ni l’administration ni la souveraineté sur le Sahara occidental, et nous considérons que tout investissement ou financement de projets dans ce territoire occupé constitue un financement de l’occupation marocaine ».

«Mettre fin à l’occupation marocaine au Sahara Occidental»
La résolution a également souligné « la nécessité urgente de mettre en place, dans le cadre de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), un mécanisme permettant de surveiller, de manière impartiale et indépendante, la grave situation de l’abus constant des forces d’occupation marocaines contre la liberté de la population civile sahraouie ».
Par ailleurs, les participants au Forum de Sao Paulo ont demandé à la communauté internationale « de mettre fin à l’occupation militaire du territoire du Sahara occidental, ce qui permet l’exercice du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui à travers un référendum juste, équitable et impartial organisé par les Nations unies (ONU) et l’Union africaine (UA) », indique le document.
Le texte fait part aussi de « la condamnation la plus ferme de ce que le «mur de la honte» construit par l’agresseur marocain signifie, sur 2 220 km, dans le but de diviser le peuple sahraoui et ses terres et qui constitue le plus long mur militaire actif du monde avec plus de cinq millions de mines antipersonnel ». Un appel au Conseil de sécurité de l’ONU a été également lancé à Caracas « pour respecter et garantir le droit inaliénable des personnes sahraouies à l’autodétermination et l’indépendance requise par les résolutions prises par les Nations unies ».
Les délégués du Forum de Sao Paulo ont aussi « condamné les tactiques dilatoires du régime expansionniste marocain avec la complicité de la France qui empêche l’exercice du droit à la liberté du peuple sahraoui » et ont réitéré leur plainte concernant les obstacles constants que le Maroc a placés dans l’action de la MINURSO et des envoyés spéciaux du secrétaire général des Nations unies ». À cet effet, ils demandent au Conseil de sécurité « de promouvoir, en toute urgence, le processus de négociation entre le Maroc et le Front Polisario pour parvenir à une solution pacifique qui garantit le droit à l’autodétermination » des Sahraouis, et appellent, dans leur texte, tous les pays, qui ne l’ont pas encore fait, à « reconnaître la RASD ». Le ministre délégué sahraoui chargé des relations latino-américaines et caraïbéennes, Mansour Omar, et l’ambassadeur de la RASD au Venezuela, Mohamed Salem Daha, ont participé, dans la capitale vénézuélienne, aux débats et aux multiples réunions bilatérales avec un large éventail de forces politiques et sociales, qui ont réitéré leur amitié et leur soutien à la lutte du peuple sahraoui pour sa pleine indépendance et sa souveraineté, ainsi que son droit à l’autodétermination face à l’occupation illégale et illégitime du Maroc sur son territoire national.
M. Bendib


Manifestation de protestation devant l’ambassade du Maroc à Pretoria

Le puissant syndicat sud-africain des travailleurs de l’éducation, de la santé et des fonctionnaires (NEHAWU), a annoncé, l’organisation des manifestations devant l’ambassade du Maroc à Pretoria ainsi que devant le siège du Parlement d’Afrique du Sud, pour protester contre les violations continues des droits de l’Homme au Sahara occidental par les forces d’occupation marocaines.
« En signe de protestation contre les violations continues des droits de l’Homme au Sahara occidental par les forces de sécurité marocaines y compris lors de la célébration de la victoire de l’Équipe nationale algérienne de football en coupe d’Afrique des Nations, le NEHAWU va organiser des manifestations devant l’ambassade du Maroc à Pretoria ainsi que devant le siège du Parlement d’Afrique du Sud en signe de protestation contre les violations continues des droits de l’Homme au Sahara occidental par les forces de sécurité marocaines, y compris lors de la célébration de la victoire de l’équipe nationale algérienne de football en coupe d’Afrique des nations », a indiqué le porte-parole du syndicat dans un communiqué.
Le porte-parole de NEHAWU, Khaya XABA, a ajouté qu’une marche sera organisée par son syndicat vers le parlement d’Afrique du Sud pour demander au gouvernement sud-africain de « ne pas reprendre les relations diplomatiques avec le régime colonial du Maroc », tout en dénonçant « l’hypocrisie de l’Union africaine en réadmettant le Maroc en tant qu’État membre ». Ces violations marocaines ont été également condamnées par plusieurs organisations internationales, comme le Mouvement nigérian de solidarité avec le Sahara occidental qui a dénoncé ces attaques violentes contre des civils sahraouis, soulignant que l’Union africaine (UA) doit faire preuve d’un plus grand engagement en faveur de l’indépendance du Sahara occidental et contre la poursuite du régime colonial.
« Le peuple sahraoui subit des attaques contre l’humanité de la part des forces d’occupation marocaines, notamment des policiers en uniforme, de la gendarmerie et des forces paramilitaires », a-t-on indiqué dans un communiqué, soulignant que le Mouvement nigérian « condamne les brutalités de toutes sortes, lancées par les forces marocaines contre le peuple sahraoui ». »La brutalité manifestée par les forces marocaines représente un véritable défi pour les Nations unies: défendre les droits universels de toute l’humanité à la vie, à la dignité et au respect, ainsi que le droit de toutes les nations de se gouverner », indique le communiqué de presse.
« Cela ajoute également un défi particulier à l’Union africaine (UA), puisque, souligne le Mouvement, l’UA « a la responsabilité de mener à bien la tâche qui consiste à mener à bien la décolonisation de la dernière colonie en Afrique ». À cette fin, insiste le Mouvement, « l’Union africaine doit faire preuve d’un plus grand engagement en faveur de l’indépendance du Sahara occidental, contre la poursuite du régime colonial au Sahara occidental, contre le pillage de ses ressources par le Maroc ».
La jeune sahraouie, Sabah Othman Omeida, a été tuée par les forces de répression marocaines dans la ville d’El-Ayoune occupée et plusieurs d’autres ont été blessés, en marge de la célébration pacifique de la victoire de l’équipe algérienne de football en finale de la coupe d’Afrique des nations (CAN) face au Sénégal (1-0) qui s’est déroulée en Égypte.
M. B.