1er novembre révolution

23 OCTOBRE 1954 : Le jour où les six chefs historiques fixèrent la date du 1er novembre

L’Algérie célèbre, aujourd‘hui, le 65eme anniversaire de la réunion des 6 dirigeants historiques organisée en 1954 au cours de laquelle la date du 1er novembre a été retenue pour le déclenchement de la glorieuse Guerre de Libération nationale. Cette célébration se tient cette année dans une conjoncture toutefois particulière, faut-il le noter, marquée par un mouvement populaire pacifique entamé depuis le 22 février 2019 pour le changement du système politique en place.
Pour ce qui est de cette réunion, il est bon de rappeler qu’elle a été tenue par Mohamed Boudiaf, Mustapha Ben Boulaïd, Mourad Didouche, Larbi Ben M’hidi, Rabah Bitat, Krim Belkacem un certain 23 octobre 1954 à Pointe-Pescade, (aujourd’hui Raïs Hamidou), dans la proche banlieue d’Alger. À ces six s’ajoute le septième acteur de cette réunion secrète à savoir le regretté Mourad Bouchekoura chez lequel les «six dirigeants historiques» se sont réunis et ont décidé dans le secret absolu du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954 ; soit une semaine après. Suite à cette réunion le Front de libération nationale (FLN), et l’Armée de libération nationale (ALN) sont nés, et c’était désormais ce sigle qui allait s’imposer à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Pour l’Algérie, sous la conduite du FLN, c’était l’aube de la liberté qui se levait.
Aussi, au cours de cette ultime rencontre qui précédait le déclenchement de la Guerre de Libération nationale, les architectes de la révolution se sont répartis les rôles. Ainsi, Mustapha Ben Boulaïd, sera désormais chef de la zone I (Aurès), Mourad Didouche, chef de la zone II (Constantinois), Krim Belkacem, chef de la zone III (Kabylie), Rabah Bitat, chef de la zone IV (Algérois), Larbi Ben Mhidi, chef de la zone V (Oranie), Mohamed Boudiaf, coordinateur national.
Dès le lendemain, après avoir pris une photo souvenir, les six se dispersent. Chaque chef de zone rejoint du coup son poste. Dans la foulée, Mohamed Boudiaf quitte l’Algérie, le 25 octobre 1954, muni des documents adoptés l’avant-veille, en direction du Caire. Sur place, il est accueilli par les membres de la délégation extérieure du MTLD, composée d’Aït Ahmed, Ben Bella et Khider, qui ont soutenu ce projet dès qu’ils en ont eu vent.
Ania Nait Chalal