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15 ENTREPRISES PUBLIQUES SUR 51 SONT CONCERNÉES : La reprise industrielle avant fin 2022

Le ministre de l’industrie, Ahmed Zeghdar, a annoncé que quinze entreprises industrielles publiques reprendront leurs activités avant la fin de l’année en cours, suite à l’adoption de plans nationaux de redressement approuvés par le Conseil de participation de l’État.

En effet, lors de sa visite à la wilaya de Tipasa jeudi dernier, Zeghdar a fait cas du recensement de 51 entreprises publiques à l’arrêt, en raison de difficultés financières et de problèmes accumulés au cours de périodes précédentes. Il a annoncé la relance de 15 entreprises parmi elles, avant la fin de l’année en cours, grâce à un plan de redressement approuvé par le Conseil de participation de l’État. « L’État n’abandonnera pas ces groupes industriels », conformément à une feuille de route basée sur l’efficacité économique et financière, dans le cadre d’un « accompagnement du gouvernement qui leur permettra de surmonter les obstacles, tout en les incitant à se repositionner sur le marché local et régional, voire même mondial », a souligné le ministre. Egalement, le ministre a assuré aux 1881 employés du Complexe industriel du papier « Tonic- emballage » que l’État ne les abandonnera pas, les informant de l’adoption d’un plan d’action pour sauver l’entreprise. Il s’agit, a-t-il ajouté, de procéder à « un changement radical des gestionnaires après confirmation de leur inaptitude à concrétiser le précédant plan de faisabilité, outre le lancement d’une expertise économique qui sera fin prête au mois de juin prochain, avant sa présentation devant le Conseil de participation de l’État, pour garantir le financement bancaire des investissements et le paiement des salaires des travailleurs ». La même feuille de route porte également sur la signature d’une convention engageant les gestionnaires à la rentabilité économique et financière, a ajouté le ministre de l’Industrie, soutenant que le rôle des pouvoirs publics « se limitera à l’accompagnement des groupes industriels ». Le plan en question prévoit, aussi, selon Zeghdar, un relèvement à 10% des capacités de production du Groupe « Tonic », actuellement estimée à 4%, une fois ses unités opérationnelles, outre la relance de l’activité de récupération du papier, à l’échelle nationale, pour réduire la facture d’importation des matières premières, a-t-il expliqué. Des mesures similaires seront également engagées au profit du Groupe Africaver de Jijel, de l’entreprise de détergents de Sour El Ghozlane (Bouira), et du complexe des Pâtes alimentaires de Bouchekouf de Guelma, dont le plan de redressement et l’importation de sa production, « permettra une économie de 66 millions de dollars de devises ». Le ministre a exhorté les responsables des complexes industriels publics à s’engager dans un « partenariat national, prenant en compte les intérêts supérieurs du pays et respectant la règle gagnant-gagnant ».

Un deuxième remorqueur de grands navires livré le 5 juillet
Par ailleurs, le ministre a loué « l’expérience » des employés d’Ecorep et leur « maîtrise » de la technologie, cette entreprise ayant réalisé le premier remorqueur de grands navires commerciaux de fabrication algérienne au profit de Sonatrach. Un 2ème remorqueur est prévu à la livraison le 5 juillet prochain, à l’occasion des festivités du soixantenaire de l’indépendance nationale. Zeghdar a aussi souligné la nécessité de remédier aux délais de construction navale, annonçant dans ce sillage, le renforcement de l’entreprise par un cahier des charges, dans le cadre d’une convention de partenariat prévue prochainement à la signature avec le secteur de la pêche.

Plus de 2 000 ha de foncier industriel récupérés
Dans un autre sujet, le ministre a fait savoir que les commissions locales présidées par les walis de la République, chargées de l’assainissement du foncier industriel, ont récupéré plus de 2 000 ha, dont des terres agricoles accordées précédemment dans un cadre illégal, alors que d’autres ont été affectées à des projets fictifs ». Précisant que « l’investissement ne sera réservé qu’aux opérateurs sérieux et réels », observant que l’Algérie « fait l’objet d’importantes demandes d’investissement, tant de la part d’investisseurs nationaux qu’étrangers, de pays du Golfe, européens, la Turquie et l’Italie, entre autres ». Il a signalé la récupération d’un foncier industriel global de 107 ha dans la seule wilaya de Tipasa, « par voie administrative et à l’amiable », a-t-il dit, alors que 50 requêtes ont été introduites devant le tribunal administratif pour annuler des contrats administratifs.

866 investisseurs autorisés à entamer la réalisation de leurs projets
S’agissant du règlement des dossiers d’investissement en suspens, le ministre a fait savoir que les commissions locales chargées de la levée des obstacles et de l’accompagnement des investisseurs, ont signifié leur accord de principe à 866 investisseurs pour concrétiser leurs projets, sur un total de 900 projets recensés. Il a informé que l’opération se poursuit toujours en coordination avec la Commission nationale présidée par le ministre de l’Industrie, les walis de la République, et les médiateurs de la République au niveau des wilayate.
Sarah Oub.