Complexe Sider El Hadjar

ZEGHDAR SUR LA RELANCE DU COMPLEXE D’EL HADJAR : « Il n’est plus possible de compter sur l’aide de l’État »

Le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, qui a effectué hier une visite d’inspection des différentes unités de production du complexe sidérurgique El Hadjar dans la wilaya d’Annaba a estimé que pour donner un nouveau souffle à ce complexe qui traverse depuis plusieurs années des difficultés financières, il y a nécessité de changer les mentalités.

Pour le ministre, il n’est plus possible de continuer à compter sur les aides financières de l’État, en raison de la situation économique que traverse le pays, ce pourquoi les dirigeants du complexe doivent, selon lui, développer une nouvelle approche permettant de remédier aux insuffisances et aux lacunes et de surtout élever le niveau de gestion grâce aux compétences existantes et ce dans le cadre d’un dialogue et de concertation communs.
Dans le même contexte, le ministre de l’Industrie a appelé à travailler à la réduction des coûts de production en s’appuyant sur l’ingénierie financière afin d’améliorer la compétitivité, en plus de valoriser les actifs inexploités dans le cadre d’une vision fondée sur la rentabilité économique, ainsi que de diversifier et développer les produits, notamment ceux à haute valeur ajoutée. Pour sortir le complexe de sa situation actuelle, Zeghdar pense que cela ne se fera qu’à travers un travail commun et avec surtout de la persévérance, ce qui nécessite, a-t-il estimé, de changer les mentalités et d’encourager les initiatives en vue de donner un nouveau souffle au complexe.
À cette occasion Zeghdar a rappelé que depuis sa création, le complexe a bénéficié d’un important soutien financier et d’un accompagnement des pouvoirs publics pour lui permettre de répondre à ses besoins nécessaires au renouvellement et à la réhabilitation des équipements, ainsi qu’à suivre le développement des systèmes de production, et à contribuer à faire face à la demande croissante de produits sidérurgiques sur le marché national. Malgré ces efforts et indépendamment de certains résultats enregistrés, le ministre de l’Industrie a souligné que le complexe n’a pas été à la hauteur de ses aspirations, car il n’a pas été en mesure d’améliorer sa position sur le marché national, et encore moins sur le marché régional et étranger, notamment la gestion et la stratégie de développement.
À rappeler qu’en avril dernier, la présidente du Conseil d’administration du complexe,  Djamila Labiod, a évoqué les blocages auxquels fait face l’entreprise publique, mettant ainsi en cause l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi) et le plan de développement actualisé non encore adopté et qui est au niveau du Conseil des Participations de l’État (CPE) qui n’a pas siégé depuis 2018. En août dernier, le conseil d’administration a tenu une réunion ordinaire, au cours de laquelle il a désigné Larbi Hassan comme nouveau président en remplacement de Djamila Labiod qui a démissionné de son poste. Les membres du conseil d’administration ont nommé Lotfi Manaâ Kamel au poste de directeur général de Sider El Hadjar.
Ania Nait Chalal