Tayeb Louh

VISÉ PAR UNE ISTN EN JUILLET DERNIER : Tayab Louh serait auditionné par le juge, aujourd’hui

Près d’un mois après avoir été soumis à une interdiction de sortie du territoire national (ISTN), l’ex-ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, devrait être auditionné aujourd’hui à la Cour suprême. C’est ce qui a été affirmé, avant-hier, par plusieurs médias nationaux. Les ennuis de l’ancien ministre avec la justice remontent au 23 juillet dernier, date à laquelle une interdiction de sortie du territoire national (ISTN) a été émise à son encontre après ouverture d’une enquête le concernant, ordonnée par le procureur de la République près le tribunal Sidi-M’hamed. Ce dernier avait émis un communiqué dans lequel il précisait que «l’Office central de répression de la corruption (OCRC) a été chargé d’ouvrir une enquête préliminaire à l’encontre de l’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh concernant des faits à caractère pénal relatifs à la corruption, et ce, conformément aux dispositions de l’article 11 alinéa 03 du code de procédure pénale complété et modifié». «Dans ce cadre, une interdiction de sortie du territoire national (ISTN) avait été émise à l’encontre du concerné, conformément à l’article 36 bis 1 du code de procédure pénale», selon le même communiqué. Connu pour être  proche de l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika, Tayeb Louh a occupé des postes de ministre pendant plusieurs années. Outre le portefeuille de la Justice, qu’il a géré entre 2013 jusqu’à avril 2019, Tayeb Louh a eu à gérer le département du Travail à plusieurs reprises (2012-2013), (2002-2012), et ce, dans les gouvernements de Benflis, Belkhadem, Sellal, Tebboune et Ouyahia. Tayeb Louh était également président du Syndicat national des magistrats (SNM). Pour l’instant, la justice ne précise pas dans quelle affaire est soupçonné l’ex-ministre de la Justice. Mais sa proximité avec certains hommes d’affaires et l’entourage d’Abdelaziz Bouteflika va certainement être mise à jour par les enquêteurs. Il convient de rappeler, entre autres, que l’ex-ministre de la Justice a, à maintes reprises, affirmé de son engagement à «lutter contre la corruption», avant qu’il ne soit lui-même visé par cette enquête.
Lamia B.