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Violent réquisitoire du président Bouteflika dans son discours à l’ouverture de la rencontre gouvernement-walis : « L’atteinte aux institutions de l’État est une atteinte à la Constitution ! »

Les messages du président Bouteflika, lancés plusieurs fois dans son discours, lu hier, par le secrétaire général de la présidence, Habba El Okbi, à l’ouverture de la rencontre gouvernement-walis, ont été d’une virulence sans pareille et d’une clarté inouie.

Bouteflika a pointé du doigt des «manœuvres malintentionnées qui guettent l’Algérie à l’approche de chaque scrutin». Il a également parlé d’«aventuriers qui propagent le désespoir pour détruire ce qui a été construit par toute une génération». Tout en dénonçant des «attaques qui visent les institutions de l’État», le président Bouteflika a dénoncé les «basses manœuvres» qui «visent notre pays et notre peuple», ajoutant que «l’atteinte aux institutions de l’État est une atteinte à la Constitution», souhaitant voir tous les Algériens «se rassembler autour des institutions de l’État» et à «conserver et protéger l’identité du peuple algérien mais sans surenchère».
Et de s’attaquer, de front, aux «vendeurs de vent» : «Si certains réduisent les enjeux du présent et de l’avenir au changement et à la succession des responsables et des personnes et entreprennent, pour des raisons obscures, de propager cette idée, vous savez, vous qui êtes sur le terrain, à relever au quotidien les défis sécuritaires et socioéconomiques, que l’enjeu est beaucoup plus grand», a déclaré le Président, répondant, sans doute, à ceux qui s’opposent à son éventuelle candidature pour un cinquième mandat à la tête du pays.
Il a parlé d’«aventuristes » qui «promeuvent la culture de l’oubli, du déni et de la négation» et qui «ne seront jamais des forces de construction et d’édification», car, selon lui, «bien au contraire, ils dissimulent les faucilles du massacre, qu’ils n’hésiteront pas à utiliser pour faire basculer le pays dans l’inconnu», a-t-il poursuivi. Pour le Président, il est normal « que la stabilité de notre pays soit ciblée par des cercles de prédateurs et de cellules dormantes qui s’acharnent à attenter à sa crédibilité et à la volonté de ses enfants».
«Les manœuvres politiciennes que nous observons à l’approche de chaque échéance cruciale pour le peuple algérien est la preuve tangible de ces intentions inavouées, qui s’éclipsent dès que notre valeureux peuple leur tourne le dos».
Dénonçant «l’atteinte à la stabilité des institutions de l’État» qui est «une atteinte à la Constitution et à l’un des piliers de ce pays inexpugnable qui nous réunit et nous protège contre les visées des haineux», il a appelé à «l’adhésion autour des institutions de la République et leur défense» pour «barrer la route à toute tentative de leur instrumentalisation pour de funestes visées ou pour leur déstabilisation».
I.M. Amine