Vêtements de l’Aïd

Vêtements de l’Aïd à Boumerdès : L’autre flambée des prix

Après la flambée des prix des produits de large consommation enregistrée au début et durant le mois du ramadhan, un autre pic des prix est constaté sur les vêtements ou les marchands saisissent cette occasion pour tirer des profits excessifs. Ainsi, les familles vont encore subir une autre saignée de la bourse laquelle se trouve pour une grande majorité déjà en difficulté. Mais la fête de l’Aïd exige des sacrifices pour apporter joie et bonheur aux enfants. à seulement quelques jours de la fête, c’est la fièvre acheteuse qui gagne les familles pour trouver des habits neufs à des prix accessibles. Dans cette optique, les parents ne ménagent ni magasins ni marchés pour dénicher la bonne affaire en se déplaçant tant en journée que de nuit. De nombreuses familles préfèrent sillonner les magasins durant la nuit avec leurs enfants à la recherche vainement, d’habillement moins cher. “Cela fait trois jours que je fais les magasins dans les villes de Bordj-Ménaïel , Boumerdès , RÉghaÏa et même Rouïba pour acheter des habits neufs à mes trois enfants, “mais on s’est vite rendus compte, ma femme et moi que c’est difficile de répondre à leurs besoins à l’occasion de cette fête religieuse à cause des prix excessifs affichés dans les vitrines”, nous a déclaré Sofiane fonctionnaire rencontré dans la ville de Bordj-Ménaïel à la recherche des vêtements pour ses enfants à la mesure de sa bourse. « Les prix ont augmenté de 30 à 40% par rapport à l’année passée », a -t-il déploré. Le marché est inondé de marques étrangères, c’est la raison avancée par la hausse vertigineuse des prix ou même le produit local n’est pas épargné par cette flambée. Malgré cette flambée vertigineuse affichée, les magasins ne désemplissent pas.
Des familles tentent tant bien que mal de satisfaire leur progéniture, certains ont fait des achats bien avant, afin d’éviter cette flambée des prix, d’autres se rabattent sur la friperie pour procurer la joie à leur progéniture à l’occasion de cette fête religieuse.
B. Khider