La 14e Université d’été des cadres du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), commence demain et se tient jusqu’au 20 août à Boumerdès, sera marquée par un programme de conférences articulé autour de plusieurs axes consacrés à la lutte du peuple sahraoui, à son histoire et à ses enjeux politiques, juridiques et médiatiques.
Plus de 330 participants sont attendus à cette édition, qui réunira des cadres sahraouis ainsi que des universitaires et intervenants algériens et sahraouis. Les conférences, programmées à partir de 9h, aborderont une diversité de thématiques allant de la mémoire collective et du droit international aux transformations géopolitiques, en passant par les médias, les nouvelles technologies et la construction de l’État national sahraoui. Le programme s’ouvrira le 11 août avec la cérémonie inaugurale, avant le lancement des travaux thématiques dès le lendemain. Le premier axe, consacré à « la mémoire collective du peuple sahraoui résistant dans sa dimension historique et juridique », mettra l’accent sur plusieurs questions centrales liées à l’histoire et à la lutte pour la liberté et l’indépendance. Les interventions porteront notamment sur la résistance sahraouie pour la liberté et l’indépendance, le droit international et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, ainsi que sur les modèles de décolonisation et de processus de liquidation du colonialisme. Une deuxième série de conférences sera consacrée aux plans et politiques de l’occupation au Sahara occidental et aux tentatives d’imposer le fait accompli. Cet axe abordera notamment ce que le programme présente comme les tentatives de manipulation de l’histoire et des références juridiques, les violations des droits humains dans les territoires occupés et les atteintes à l’identité sahraouie. Le dossier des ressources naturelles occupera également une place importante, avec des interventions consacrées au pillage et à l’exploitation de ces ressources.
Les mutations géopolitiques au cœur des débats
Le troisième axe s’intéressera à la situation internationale et régionale et à ses répercussions sur le peuple sahraoui et sa résistance. Les participants examineront les grandes mutations géopolitiques, militaires et économiques du monde actuel, ainsi que les défis posés par les conflits dans les relations internationales, leurs différentes formes et leurs instruments. Le programme prévoit également des discussions autour des organisations terroristes, du trafic de drogue et de la criminalité organisée, ainsi que des moyens de faire face à ces phénomènes. Des lectures de la situation internationale actuelle compléteront cet axe consacré à l’environnement régional et international dans lequel évolue la question sahraouie.
Médias, désinformation et guerre cybernétique
Une place particulière sera par ailleurs accordée à l’information, à la communication et aux nouvelles technologies, avec un axe consacré à leur rôle dans l’action de libération et de résistance. Les conférences porteront notamment sur les moyens de faire face à la désinformation, à la déformation médiatique ainsi qu’à la propagande et à la guerre psychologique. Le programme prévoit également une réflexion sur l’utilisation des technologies modernes de communication pour élargir la connaissance des causes justes et des questions liées aux droits humains, à la liberté et à la dignité. La guerre électronique et cybernétique, ainsi que la diversification de ses moyens, figurent également parmi les thèmes annoncés.
Construire les institutions de l’État sahraoui
Le programme prévoit ensuite un axe consacré à la construction de l’État national sahraoui et à l’édification de ses institutions. Les participants débattront notamment du projet politique et social démocratique, ainsi que des politiques destinées à l’encadrement, à l’intégration et à la protection de la jeunesse. Le rôle de la société civile et sa gestion figurera également parmi les sujets abordés.
L’expérience algérienne au service de la réflexion
Un autre temps fort du programme sera consacré à des conférences spéciales animées par des moudjahidine algériens. Ces rencontres permettront de revenir sur l’expérience algérienne durant la Guerre de libération nationale, notamment les événements d’août 1955, présentés dans le programme comme un modèle de défi et de résistance. Les participants se pencheront également sur l’expérience organisationnelle du Front Polisario, à travers des modèles de résistance, de vigilance et de négociation, avec la participation de moudjahidine algériens et de cadres sahraouis. Au-delà de son caractère politique et solidaire, cette 14e Université d’été se présente ainsi comme un espace de formation, d’échange d’expériences et de réflexion autour des principaux enjeux de la question sahraouie. La diversité des thèmes retenus traduit la volonté d’aborder la lutte du peuple sahraoui sous plusieurs angles : historique, juridique, politique, diplomatique, médiatique, technologique et institutionnel. Cette programmation intervient alors que l’Université d’été est placée sous le slogan « L’autodétermination et l’indépendance, un droit constant et inaliénable », selon les éléments présentés lors de la conférence de presse préparatoire.
L’UESARIO se dote d’une nouvelle direction
Par ailleurs, les participants au cinquième congrès de l’Union des étudiants de Saguia el-Hamra et Río de Oro (UESARIO) ont élu Mohamed Lamine Saeed au poste de secrétaire général de l’organisation pour un mandat de quatre ans. La nouvelle composition du Bureau exécutif, comprenant des étudiants et des étudiantes, a également été annoncée à l’issue des travaux du congrès. Le président du Comité électoral a salué le déroulement du processus électoral, ainsi que le sens des responsabilités dont ont fait preuve les étudiants au cours des débats et des délibérations. Il a également souligné leur attachement à l’unité nationale et à la lutte de leur peuple pour l’indépendance.
M.Seghilani















































