Nakba

UN PROJET DE RÉSOLUTION A ÉTÉ SOUMIS À LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS : Des députés américains plaident la reconnaissance de la Nakba

Cinq parlementaires américaines ont présenté, un projet de résolution pour reconnaître la Nakba palestinienne et l’instauration de la commémoration, chaque année, de cet évènement tragique de la colonisation, en 1948, de la Palestine, par les Israéliens.
La députée américaine Rashida Tlaib a présenté, lundi, un projet de résolution à la Chambre des représentants américaine pour reconnaître la Nakba palestinienne, à l’occasion de la commémoration jour pour jour, lundi dernier, du 74e anniversaire de la Nakba et le début, depuis cette date à ce jour de la persécution du peuple palestinien par l’entité sioniste, soutenue par ses alliés occidentaux.
Dans la résolution, le gouvernement américain est appelé avec insistance à reconnaître « le déplacement forcé et massif de Palestiniens en 1948 par Israël », sur la base, est-il précisé «  du rôle des États-Unis dans le soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA)», exhortant , par la même occasion, le Congrès américain « à reconnaître la Nakba et à la commémorer chaque année ». Dans le texte de cette résolution, il est aussi demandé au Congrès et au gouvernement américain « de rejeter les efforts et la politique en cours visant à nier l’événement tragique qu’a vécu le peuple palestinien, en 1948, chassé violement de ses terres, appelant le Congrès américain a « soutenir les résolutions relatives aux droits des réfugiés palestiniens, y compris la résolution 194 de l’assemblée générale des Nations unies sur le droit des Palestiniens au retour dans leur pays et leurs maisons ».
Dans ses déclarations la députée américaine, d’origine palestinienne, Rashida Tlaib a déclaré que « les évènements de la Nakba et son déroulement sont bien documentés », ne manquant pas d’insister sur la poursuite de la persécution par l’entité sioniste du peuple palestinien, à ce jour, affirmant que « la Nakba de 1948 continue de se dérouler jusqu’au jour d’aujourd’hui ».
La députée démocrate a souligné que « nous devons reconnaître que l’humanité et les droits légitimes des Palestiniens sont niés lorsque les acteurs politiques et des personnes persistent à refuser de reconnaître les crimes de guerre et les violations des droits de l’Homme commis par le système de  l’apartheid israélien en Palestine ». Mentionnant à propos de la Résolution que le document « est coparrainé par ses collègues du Congrès », citant Betty McCollum, Marie Newman, Ilhan Omar et Alexandria Occasion-Cortez, ces derniers ont été salués par les défenseurs des Droits de l’homme et la cause du peuple palestinien, aux États-Unis et ailleurs à travers le monde. L’Institut pour l’étude du Moyen-Orient (IMEU) exprimant sa satisfaction de voir enfin ce genre d’action s’affirmer au sein des Institutions des Etats Unis, « a fortement remercié » les initiateurs de cette démarche, à leur tête la députée américaine Rashida Tlaib,  laquelle a donné, selon l’IMEU « une voix à cette réalité et mis en évidence les souffrances et l’injustice subies par les Palestiniens », notamment dans une des institutions les plus importantes aux États-Unis,  la Chambre des représentants américaine.

Un changement de la politique étrangère envers Israël
L’IMEU a souligné, par la même occasion que « près de 75% de la population palestinienne a été ethniquement nettoyée de la Palestine  et plus de 400 villages palestiniens ont été détruits » par la colonisation israélienne, précisant que « ces pratiques coloniales ont été délibérément planifiées et menées par des milices sionistes dans le but de voler et spolier les terres palestiniennes ». Les membres du groupe de campagne américaine pour les droits des Palestiniens ont décrit, dans leur réaction que cette initiative marque «  un moment historique », indiquant que « pendant trop longtemps, l’expérience palestinienne a été ignorée par Washington, et les Palestiniens ont été incendiés et persécutés pour avoir essayé de raconter leur histoire ».  Lançant à la député Tlaib et ses autres collègues, initiateurs de cette démarche au sein de la Chambre des représentants « un grand merci  d’avoir donné une voix à cette réalité et d’avoir mis en lumière les souffrances, l’injustice et les violations israéliennes des droits des Palestiniens », le groupe a tweeté que «nous devons changer la politique étrangère américaine qui soutient la politique d’Israël visant le déracinement des palestiniens de leurs terres», à travers notamment, indique le groupe», le financement militaire américain, engageant ainsi la responsabilité américaine dans les violations des droits des palestiniens par Israël ». Il est à rappeler que l’occupation israélienne reçoit chaque année 3,8 milliards de dollars d’aide militaire américaine et cette année, Washington a fourni à Israël « une aide supplémentaire d’un milliard de dollars  après la guerre israélienne de mai dernier, contre Ghaza. Le bureau central des statistiques en Palestine occupée a annoncé, cette semaine,  que le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés jusqu’en décembre 2020 dans les registres de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) s’élevait à environ 6,4 millions de réfugiés palestiniens.
Karima Bennour