psychotropes

Trafic de psychotropes à Oran : Perpétuité par contumace et deux peines de 12 ans de prison ferme

Le tribunal criminel de première instance d’Oran a prononcé, jeudi, une peine de prison à perpétuité par contumace contre une personne en fuite et deux peines de 12 ans de prison ferme à l’encontre de trois accusés jugés coupables de trafic d’une quantité de 9 000 comprimés psychotropes. Le représentant du ministère public a requis la perpétuité contre deux des accusés B.E, originaire de Barika (wilaya de Batna) et G.A d’Oran. Selon l’arrêt de renvoi, les faits de cette affaire remontent au mois de janvier 2017, lorsque les services de sécurité de la 2e Région militaire ont reçu des informations faisant état du transport, à partir de la ville de Barika, d’une grosse quantité de comprimés psychotropes vers la wilaya d’Oran. Lors d’un barrage au niveau d’El-Kerma, ils ont réussi à appréhender les suspects en possession d’une quantité de 9 000 comprimés psychotropes dissimulée dans la voiture que G.A, le contact de B.E à Oran et qui devait réceptionner la marchandise à bord d’une voiture qu’il avait préalablement loué. Interrogé, B.E a avoué avoir transporté la drogue contre la somme de 200 000 dinars. Pour sa part, G.A a nié les accusations portées contre lui, arguant qu’il avait été contacté par une tierce personne, qui n’a d’ailleurs jamais été identifiée, pour conduire B.E à Canastel et qu’il n’avait aucune idée sur ce que ce dernier transportait.

Tribunal criminel d’Ouargla : 20 ans de prison pour un narcotrafiquant
Une peine de 20 ans de prison a été prononcée jeudi par le tribunal criminel près la Cour d’Ouargla à l’encontre d’un individu répondant aux initiales d’A.B (57 ans) pour détention et transport de drogue, dans le cadre d’une bande criminelle organisée. Selon l’arrêt de renvoi, l’affaire remonte à février 2014, lorsque les services de la Gendarmerie nationale, agissant sur informations, ont arrêté à Touggourt un véhicule conduit par le nommé M.M en provenance d’une ville de l’Ouest du pays et dont la fouille a permis de découvrir une quantité de deux (2) quintaux de kif traité soigneusement dissimulée. Les investigations menées ont permis d’identifier l’acolyte du conducteur du véhicule, en l’occurrence A.B dont la perquisition du domicile à Oran a permis de mettre la main sur une autre quantité de drogues, de téléphones portables, de puces de téléphones et de sommes d’argent en devises, en plus de documents administratifs falsifiés. Ceci en plus de trois véhicules utilisés par cette bande, composée de plusieurs personnes impliquées dans la facilitation d’opérations d’introduction et de transport de drogues. Le ministère public a requis dans cette affaire la peine à perpétuité contre le mis en cause au regard de la gravité des faits qui lui sont reprochés.

États-Unis : Le doyen des condamnés à mort exécuté au Texas
Un condamné à mort âgé de 70 ans est devenu jeudi le plus vieux prisonnier exécuté au Texas depuis le rétablissement de la peine capitale aux États-Unis en 1976. Billie Wayne Coble a été reconnu coupable en 1990 d’un triple meurtre -les parents et le frère de sa femme, qui avait demandé le divorce- l’année précédente. Son décès, provoqué par une injection létale, a été prononcé à 18H24, heure locale, dans une prison de Huntsville, soit environ deux heures après que la Cour suprême américaine lui eut refusé un sursis. Le doyen des prisonniers exécutés aux Etats-Unis est Walter Moody, mis à mort en 2018 à l’âge de 83 ans dans l’Alabama. M. Coble est le troisième détenu exécuté aux Etats-Unis cette année, et le deuxième au Texas, État sudiste conservateur. En 2018, 25 condamnés à mort ont été exécutés dans le pays, dont 13 au Texas, selon le Centre d’information sur la peine capitale (DPIC). Plus de 2700 personnes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort aux États-Unis, où ils patientent en moyenne 15 ans entre le prononcé de leur peine et leur exécution. Mais l’attente peut être beaucoup plus longue en cas de recours judiciaire. Au Texas, près de 30 condamnés à la peine capitale ont passé plus de 25 ans derrière les barreaux, selon le quotidien Texas Tribune. Après le rejet de précédents appels devant la justice du Texas, Billie Wayne Coble avait saisi en urgence la Cour suprême des États-Unis.
Il affirmait que ses droits avaient été violés lors de son procès, lorsque son avocat n’avait pas suivi sa stratégie de défense pour lui éviter la peine capitale. La puissante organisation de défense des droits civiques ACLU a également dénoncé sa condamnation, estimant que des témoignages à charge avaient été discrédités depuis le verdict.

L’Unicef s’alarme de la recrudescence mondiale de la rougeole
L’Unicef a lancé, vendredi, un cri d’alarme devant la recrudescence de la rougeole dans le monde en soulignant que dix pays, dont le Brésil, l’Ukraine et la France, étaient responsables de trois-quarts environ de l’augmentation totale des cas en 2018. À l’échelle mondiale, 98 pays ont signalé un plus grand nombre de cas de rougeole en 2018 par rapport à 2017, ce qui entrave les progrès accomplis dans la lutte contre cette maladie hautement évitable, mais potentiellement mortelle, note l’agence des Nations Unies pour l’enfance Unisef dans un communiqué. «C’est un appel au réveil. Nous disposons d’un vaccin sûr, efficace et peu coûteux contre une maladie très contagieuse – un vaccin qui a sauvé près d’un million de vies chaque année au cours des deux dernières décennies», a déclaré Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef. L’Ukraine, les Philippines et le Brésil ont connu la plus forte augmentation annuelle de cas. En 2018, 35120 cas ont été recensés rien qu’en Ukraine, soit environ 30 000 de plus qu’en 2017. Et selon le gouvernement 24 042 personnes supplémentaires ont été contaminées au cours des deux premiers mois de 2019. Au Brésil, 10 262 cas ont été signalés alors qu’aucun cas n’avait été rapporté l’année précédente. En France, l’augmentation entre 2017 et 2018 a été de 2 269 cas, selon l’Unicef. La médiocrité des infrastructures de santé, les troubles civils, la faible sensibilisation de la communauté, la complaisance et l’hésitation face à la vaccination ont parfois conduit à ces épidémies dans les pays développés et en développement, selon l’agence. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà alerté sur une flambée de rougeole dans le monde, en relevant un bond d’environ 50% des cas signalés l’an dernier par rapport à 2017, faisant 136000 morts. La recrudescence de cette maladie, plus contagieuse que la grippe ou la tuberculose, est liée dans certains pays à des allégations sans fondement médical reliant le vaccin contre la rougeole (vaccin combiné ROR) à l’autisme, en partie diffusées sur les médias sociaux par des membres du mouvement dit «anti-vax». Le mois dernier, l’OMS a classé «l’hésitation à l’égard du vaccin» parmi les 10 principales menaces pour la santé mondiale les plus pressantes en 2019. L’OMS rappelait toutefois récemment que «la principale raison» de l’échec dans la vaccination des enfants est que ceux «qui en ont le plus besoin (…) n’ont pas accès au vaccin».