PH. ETUDIANTS 2

TOUT EN LES APPELANT à POURSUIVRE LEUR SOUTIEN AU MOUVEMENT POPULAIRE : Le CNES exhorte les étudiants à geler leur grève

Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a lancé un appel aux étudiants universitaires, en grève générale depuis le retour des vacances de printemps, de rejoindre les cours le plus normalement tout en poursuivant leur soutien au mouvement populaire pacifique entamé le 22 février dernier.

Dans un communiqué, rendu public mercredi dernier, le CNES a en effet invité les étudiants grévistes à regagner les bancs des universités tout en restant, toutefois, mobilisés dans le cadre du mouvement populaire. Dans ce sens, le syndicat a recommandé à la communauté universitaire et en particulier les étudiants à continuer à se mobiliser chaque mardi dans les enceintes des universités, comme ça été le cas au début du mouvement, mais aussi à être présent chaque vendredi lors des grands rassemblements organisés à Alger et dans toutes les wilayas du pays. Il a également encouragé l’organisation d’ateliers universitaires et contribuer à la sensibilisation de l’élite au mouvement populaire. « Nous soulignons que la grève ne sert pas le mouvement populaire et ne sert pas l’université ni les étudiants.
Nous soulignons également la nécessité de maintenir le mouvement pacifique de la population et de résister et d’empêcher toute action poussant au chaos et au pourrissement», peut on lire dans le communiqué. D’autre part, la même source a condamné ce qui s’est passé mercredi 17 avril à la faculté de droit d’Alger et dans certaines autres universités qui ont été « infiltrées par des forces de sécurité, alors que toutes les lois et les réglementations nationales et internationales interdisent ce genre d’abus qui affecte le caractère sacré de l’université ». Dans ce sens, le CNES exige aux organes constitutionnels et judiciaires l’ouverture immédiate d’une enquête. Le conseil des enseignants du supérieur a également mis en garde contre «certains organismes» qui ne sont pas liés fonctionnellement à l’université et qui tentent, selon lui, d’influencer l’attitude des étudiants et même des professeurs, et tentent de pousser l’université à adopter leurs idées et leurs objectifs, en organisant des réunions non autorisées à l’intérieur des établissements universitaires. Rappelant sa position, exprimée depuis le début du mouvement populaire; qui est celle du soutien indéfectible à la volonté du peuple et de son engagement à veiller au bon déroulement des cours ainsi que d’empêcher l’implication de l’université dans le conflit politique et toute tentative de porter atteinte au caractère pacifique du mouvement populaire, le CNES exprime son soutien à toute action ou initiative dont le but est d’accompagner le mouvement à protéger la volonté du peuple et à répondre à ses exigences.
Ania Nait Chalal