El Anka

Théâtre : La pièce «Cheikh M’Hamed El Anka el Meddah», présentée à Alger

La générale de la pièce de théâtre «Cheikh M’Hamed El Anka el Meddah», a été présentée, lundi à Alger, devant un public nombreux, venu redécouvrir le parcours exceptionnel de l’artiste, surnommé le «Cardinal de la chanson chaâbie». Accueillie à la salle Ibn-Zeydoun de l’Office Riadh El-Feth (Oref), le spectacle écrit et mis en scène par Mahfoud Fellous, revient sur les différentes étapes de la vie artistique de Cheikh M’Hamed El Anka (1907-1978), marquées, à ses débuts, par son rapport à ses maîtres, Cheikh Mustapha Nador (1874-1926) notamment, et le cours des évènements historiques qui ont nourri sa créativité, une fois confirmé dans son art. Cheikh M’Hamed El Anka, campé par Mohamed El Hadj Boualem, seul à tenir le même rôle durant tout le spectacle avec Hassiba Boukhari, apparue dans celui de la veuve du Cheikh Mustapha Nador et Mustapha Alouane dans le rôle du cafetier, était entouré de plusieurs personnages qui ont plus ou moins compté dans sa vie d’artiste, rendus dans des rôles polyvalents d’illustration par, Djamel Bounab, Redouane Merabet, Hamid Hellal, Fethi Krouri, Mohamed Tayeb Benbetka et Kalem Miloud. Près de deux heures durant, le spectacle a été déroulé dans une conception didactique linéaire, où le discours se substituant à la dramaturgie a constitué le seul support exploité pour rendre les enseignements prodigués par Cheikh Mustapha Nador à son élève, et les différents évènements qui avaient marqué l’époque, desquels s’inspirait El Hadj M’Hamed El Anka, dans son nouveau statut de Cheikh.
La multiplication des «noirs»(extinction de l’éclairage), annonçant les fins de tableaux et l’intervention répétitive de la voix «off» de Alae Eddine Nouar dans le rôle du narrateur assurant les transitions, ont conforté l’uniformité de la vision conceptuelle du spectacle, pourtant à la charge d’un personnage dense au caractère plein.