SOMMET DE YOKOHAMA : Le président Brahim Ghali présent au TICAD 7

Le président sahraoui, Brahim Ghali, est arrivé, hier, mardi, à Yokohama (Japon) pour participer aux travaux de la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7). Le président Ghali est accompagné d’une importante délégation sahraouie composée du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, de l’ambassadeur sahraoui en Ethiopie, représentant permanent de la RASD auprès de l’Union africaine, Lamine Baâli et du conseiller du président, Badati Breica. Outre sa participation aux travaux de cette Conférence, prévue du 28 au 30 août, le président Ghali aura plusieurs entretiens avec les dirigeants africains présents à la TICAD7. La conférence de la TICAD 7, organisée à l’initiative du gouvernement japonais conjointement avec l’ONU, le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission de l’Union africaine (CUA) et la Banque mondiale, se veut un espace international de concertation pour le développement du continent africain. La TICAD 7 intervient trois ans après celle tenue à Naïrobi, au Kenya, en 2016, qui avait marqué la première édition de la TICAD sur le sol africain, dans le cadre d’une nouvelle formule d’alternance trisannuelle entre le Japon et l’Afrique. Le Japon avait abrité les cinq premières éditions (1993, 1998, 2003, 2008, 2013).La participation à cette conférence inclut des pays africains, le Japon,des organisations régionales et internationales, des institutions financières internationales des secteurs public et privé, des organisations de la société civile et des centaines de journalistes et personnalités.
Des pays de l’Union européenne, de l’Organisation des États asiatiques, des États-Unis d’Amérique, de la Russie, de la Chine, de la Corée, de l’Inde et du Brésil vont assister au Sommet en qualité d’observateurs. Le ministre des Affaires étrangères de la RASD, Mohamed Salem Ould Salek, a participé à la réunion ministérielle préparatoire et de ratification des résolutions qui seront présentées au sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement qui s’ouvre ce mercredi et prendra fin le 29 août. La Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) est une conférence internationale dirigée par le gouvernement japonais et coparrainée par les Nations unies, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission de l’Union africaine (UA) et la Banque mondiale.La Conférence devrait adopter une stratégie de coopération dans le domaine du développement économique et un plan de mise en œuvre que chaque partie souhaite encore améliorer conformément à sa vision et à son ordre du jour.

Plus de 4 500 participants au Sommet
Organisée cette année sous le thème: « Afrique et Yokohama, partageant une passion pour le futur », plus de 4 500 participants sont attendus à cette conférence, et à leurs têtes des Chefs d’État et de Gouvernement ainsi que des représentants de la société civile et des organisations régionales et internationales et de plusieurs ONG. Cette conférence vise à promouvoir le développement à travers l’implication de la ressource humaine et le recours aux technologies et l’innovation, à consolider la place de l’Afrique et à mettre en avant les potentialités de développement.
Les participants se pencheront sur l’évaluation des décisions de la 6e édition de ladite conférence, tenue à Naïrobi (Kenya), notamment en ce qui concerne l’engagement du Japon à renforcer ses investissements dans le continent noir à travers la consécration d’une enveloppe financière de près de 30 milliards USD durant la période 2016-2019 pour le développement des infrastructures, de l’éducation et des soins de santé. Il faut relever que la diplomatie marocaine, qui ne craint pas le ridicule, s’est beaucoup agité pour faire croire que la RASD ne participe pas au sommet de Yokohama.
L’UA a exigé une nouvelle fois la participation pleine et entière de son État membre au même titre que le Maroc qui ne trouve pas de problème à siéger aux côtés des Sahraouis aux sommets de l’organisation panafricaine. Ce qui n’a pas empêché les médias marocains de faire dans le mensonge, d’autant que l’opération intox d’un journaliste américain proche du lobby sioniste, payé a grands frais a fait un flop retentissant. Il en va ainsi de la schizophrénie du Maghzen.
M. B.