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Signes avant-coureurs

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Certains sont « montés » au niveau supérieur en se faisant élire aux dernières législatives. D’autres, parmi celles et ceux qui n’ont effectué qu’un seul mandat, s’apprêtent à rempiler. Pour la troisième catégorie des élus locaux qui devront faire leurs valises, il faudra attendre les résultats du prochain scrutin pour les identifier. La nomination, lundi dernier, par le président Tebboune de Saad Arous désormais ancien président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au Conseil de la nation, au poste de président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a eu l’effet d’un réveil. Une décision présidentielle qui a réveillé une opinion publique partagée entre une canicule persistante, les incendies de forêts qu’elle occasionne et le supplément de vacances dû au report de la rentrée scolaire. Une opinion qui avait presque oublié l’imminence des élections locales. La décision de doter l’ANIE d’un président de plein exercice porte, en elle, une ambiance électorale, sachant que nous n’en sommes pas très loin. En effet, la prochaine étape sera, à n’en pas douter, la convocation du corps électoral qui doit intervenir 3 mois avant la date du scrutin. Sachant également que le mandat des élus locaux expire à la fin du mois de novembre prochain. Faut-il rappeler aussi que les dernières élections locales de 2021 avaient fait l’objet d’une convocation du corps électoral dès le 28 août de cette même année. Nous sommes dans ces eaux-là. Juste le temps pour Saâd Arous de faire le « tour du propriétaire » de l’institution qu’il préside. Quant aux subtilités juridiques des élections, celles-ci ne poseront pas de difficultés particulières au nouveau président qui est avocat de formation. Au-delà de ces aspects techniques, l’enjeu politique est crucial pour bon nombre de formations politiques. Surtout celles qui ont fait un score plus que modeste lors des dernières législatives et qui mettent toutes leurs énergies dans les locales pour prendre du poids sur la scène politique. Elles ne seront pas les seules puisque même les principaux partis voudront confirmer leur position avec un « doublé ». Il y a même des « revenants » comme le RCD ou les éternels « lanterne rouge » comme « Jil Jadid » ou encore les anciens abstentionnistes comme « le parti des travailleurs ». Tous comptent sur les locales pour s’affirmer ou se refaire une nouvelle vie politique. Pour cela, ils devront répondre à la nouvelle composition des listes électorales et notamment à : un quota d’un tiers de femmes, un tiers d’universitaires et 50% de candidats (es) de moins de 40 ans. Sans oublier la situation vis-à-vis du service national, celle vis-à-vis du fisc ainsi que la jouissance des droits civiques. Reste le dernier paramètre qui relève de la responsabilité collective de toutes les formations politiques et qui est celui de la participation électorale. L’État a pris sa part pour encourager les électeurs en « nettoyant les écuries d’Augias ». Cela a pu être constaté lors des dernières législatives. Reste plus que les programmes !
Zouhir Mebarki

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