Réunion conseil de sécurité

Si Rabat persiste dans ses hostilités contre l’Algérie : De nouvelles mesures pourraient être prises contre le Maroc

Le Maroc semble persister dans sa voie hostile et inamicale à l’égard de l’Algérie. Malgré les mises en garde des autorités algériennes et malgré le sang-froid avec lequel elles ont géré l’attitude du voisin de l’Ouest, la situation ne semble pas évoluer et le Makhzen persiste et signe dans sa forfanterie. C’est ce qui a poussé l’Algérie à prendre des décisions souveraines qui traduisent sa fermeté et surtout sa volonté de pousser le Maroc à reconsidérer son attitude et surtout à cesser ses tentatives à attenter à sa stabilité, sa souveraineté et sa sécurité. Avant de recourir à la rupture des relations diplomatiques avec Rabat, Alger a rassemblé les preuves qui démontrent les velléités malveillantes du Maroc. La réunion du Haut Conseil de sécurité au cours de laquelle la rupture des relations a été annoncée, avait permis de passer en revue les actes belliqueux de Rabat. Ce sont des enquêtes et des rapports des services de sécurité qui ont permis de motiver cette décision. Et encore faut-il le rappeler, l’Algérie avait précisé, dans le communiqué du haut Conseil de sécurité que les échanges entre les peuples des deux pays allaient être maintenus et renforcés grâce aux services consulaires qui restaient opérationnels aussi bien en Algérie qu’au Maroc. Mais cette attitude ferme mais tout de même « douce », n’a pas fait fléchir la campagne de déstabilisation menée par le Maroc via des sites Internet et par le biais de déclarations incendiaires et menaçantes prononcées par des responsables marocains. Rabat est allée trop loin dans son comportement puéril mais dangereux pour les peuples des deux pays. La déclaration de son représentant permanent qui avait annoncé que son pays soutenait une prétendue volonté d’indépendance de la Kabylie et les menaces de responsables israéliens en visite au Maroc n’ont fait que renforcer la conviction que le Makhzen fonce droit vers l’inconnu en multipliant les actes malveillants à l’égard de l’Algérie. Le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait fait état d’attaques menées contre l’Algérie, de 97 sites électroniques dans des pays du voisinage. Ces attaques sont à ajouter à l’affaire d’espionnage via le logiciel Pegasus, qui avait ciblé des responsables algériens à tous les niveaux. Au lieu de faire profil bas et tenter d’apaiser le feu qu’il avait allumé, le roi M6, avait usé d’une attitude hypocrite, à l’occasion d’un discours prononcé à l’occasion de la fête du trône, en affirmant que son pays ne pouvait jamais se permettre de porter atteinte à son voisin de l’Est tout en appelant les autorités algériennes à ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales. Dans les us et coutumes diplomatiques, le Maroc aurait pu convoquer son représentant permanent à l’Onu pour lui demander des explications, mais il ne l’a pas fait tout comme il pouvait interdire aux responsables de l’entité sioniste, en visite chez-lui, de s’attaquer, à partir de son territoire à l’Algérie. La mauvaise foi était évidente. Le Maroc, malgré ses échecs diplomatiques dans le dossier du Sahara occidental et l’admission d’Israël dans l’UA en qualité d’observateur, joue les fiers à bras. Fort du soutien de son nouvel allié Israël, il est en train de glisser inexorablement dans le camp du diable. En normalisant ses relations avec l’État hébreu, le Makhzen a compromis la souveraineté de son pays. Les peuples des pays qui ont normalisé leurs relations avec Israël ont payé très cher cet acte. Dans une réaction nouvelle, l’Algérie a fermé son espace aérien aux avions marocains, civils et militaires. L’éventail des décisions politiques qu’elle pourrait prendre contre Rabat, est encore large et le Maroc devrait savoir que son intérêt réside dans des relations de bon voisinage et fraternelles avec Alger. En quémandant le soutien d’Israël, il a décidé de se ranger du côté des » mauvais » et le peuple marocain ne pourrait pas éternellement accepter les errements dangereux du makhzen.
Slimane B.