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Selon une étude du CLA : 45% des lycéens au dessous de la moyenne

Le conseil des lycées d’Algérie (CLA), ayant réuni son bureau national samedi dernier, a passé en revu les différents évènements qui ont marqué le premier trimestre de l’année scolaire en cours. Tout en dénonçant l’entrave à l’exercice syndical, le CLA révèle que 45% des élèves du cycle secondaire auraient obtenu une moyenne inférieure à 10/20. Dans un communiqué rendu public, le Conseil des lycées d’Algérie a estimé en effet que les résultats des lycéens pour ce premier trimestre ne sont point satisfaisants. Alors que 45% d’entre eux sont en dessous de la moyenne, 60% de ceux qui ont réussi à décroché le 10/20 sont toutefois faibles en mathématiques, physique, français et en anglais. Le syndicat a exprimé, également, ses préoccupations quant aux mesures répressives prises par le ministère de l’Éducation nationale dans le but de rendre difficile le travail syndical. À ce propos, le CLA affirme que depuis le début de la rentrée scolaire, le ministère a opté pour une politique explicite dans ce domaine, alors qu’elle le faisait avant de manière indirectes. Parmi ces mesures, dénonce le syndicat, le refus du département de Nouria Benghebrit d’accorder les autorisations pour l’organisation des conseils nationaux des différentes formations syndicales, dont le CLA qui devait l’organiser à Sétif. Le conseil des lycées d’Algérie reproche également à la tutelle de ne pas lui fournir de siège. « digne » en affichant une attitude de procrastination à ce sujet, et notamment en ce qui concerne la signature des PV des réunions officielles ayant regroupé les responsables du ministère et les syndicats autonomes du secteur. Une attitude que qualifie le CLA de «fuite en avant » de la tutelle qui refuse d’assumer ses responsabilités et de tenir ses promesses quant à la prise en charge des préoccupations des travailleurs. Toujours dans le même cadre d’idée, le CLA a dénoncé les poursuites judiciaires contre les représentants du syndicat dont ceux des wilayas de Mascara et d’Ouargla. Selon le Conseil, ces actes n’ont qu’un but qui est celui de faire peur aux coordinateurs et les faire taire sur les dépassements qui se produisent au niveau local. Tout en appelant à la mobilisation des travailleurs sur les dangers qui menacent le service public et l’école en particulier, le CLA rappelle son engagement à défendre le pouvoir d’achat des travailleurs, la liberté syndicale, le code du travail ainsi que la retraite anticipée.

L’UNPEF menace de paralyser les écoles
De son côté, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation, (UNPEF), a appelé à la mobilisation de tous les travailleurs du secteur de l’Education, tout corps confondu, pour la réussite du mouvement de grève dont la date sera annoncée le 7 janvier prochain. à l’issue d’une session urgente de son conseil national, l’UNPEF a en effet révélé que l’intersyndicale de l’éducation, qui regroupe 6 syndicats autonomes, se dirige vers l’organisation d’une série d’actions de contestation après le retour des vacances et qui sera entamée par une grève générale.
Ania Nait Chalal