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21 février 2024
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RÉGIONS

SDO d’Aïn Témouchent : une enveloppe de 106 milliards de centimes pour l’électrification de 6 600 logements ruraux

Le directeur de la société de distribution d’électricité et gaz (SDO), d’Aïn-Témouchent, a animé ce lundi 20 juin 2016 un point de presse relatif au bilan annuel de l’exercice 2015, une balance dans laquelle la chargée de la cellule de communication a lu l’ensemble des actions entreprises au titre des programmes d’urgence en cours et ce qui restait à terminer des opération entamées des exercices 2014-2015.

Dans cette présentation rien n’a été mentionné au sujet des perspectives de développement de la Sonelgaz durant l’année 2016. Interrogé à ce propos, le directeur s’est contenté de dire « qu’on a quelques actions en 2016 » sans les citer. Le document remis à la presse donne un aperçu détaillé sur le parc existant. Ainsi, en ce qui concerne la partie électricité SDO-Aïn-Témouchent dispose un réseau de 3225,05km dont la moitié en basse tension (BT) et l’autre moitié en moyenne tension (MT) avec en plus 1373 postes dont 925 de distribution publique (DP), 405 postes de livraison et 43 autres mixtes. En terme de clientèle la SDO-Aïn-Témouchent compte 107 002 clients dont le gros lot est détenu par les abonnés en basse tension (106 550 cas).Quant au réseau public de gaz, sa longueur est de 858,39km avec 19 postes de distribution publique (PDP). Selon l’oratrice le taux de desserte en gaz naturel est de 59% et le taux de pénétration atteint en gaz est de 71%. La clientèle-gaz est de 55279 abonnés, soit approximativement la moitié de celle réservée à l’électricité. La SDO-Aïn-Témouchent s’attellera à raccorder au gaz naturel les centres secondaires et les petits villages, ainsi que les extensions au niveau des villes et des chefs-lieux de commune. Il faut comprendre par extension aussi les nouveaux programmes de construction de bâtiments. En somme, la société enregistre « une créance impayée de l’ordre de 135 millions de dinars qu’il faut recouvrer par tous les moyens» estime le directeur. Il précise d’un autre côté que des administrations tardent à s’acquitter de leurs redevances non pas par négligence mais à cause de la procédure qui est parfois longue. » Le rapport-bilan 2015 présenté par la chargée de la cellule de communication n’a pas abordé la question des énergies renouvelables ou « énergie verte » comme l’a appelé le directeur. Ce dernier, interrogé à ce propos, avait souligné « qu’à l’heure actuelle la wilaya d’Ain Temouchent n’en est pas concerné. » Dans sa réponse il a essayé de dire « que l’énergie verte est destinée aux régions du Sud et des Hauts-Plateaux où il existe beaucoup d’espace car il prétend que l’énergie solaire demande beaucoup de surface.» Si l’on fait un parallèle entre les fellahs d’Aïn-Témouchent qui ont bénéficié des aides de la CNL (700.000 DA) pour construire des logements ruraux individuels et les nomades, d’Aïn-Ben Khelil (Nâma), qui disposent tous des cellules photovoltaïques, la situation est quasiment identique. Dans les années fastes l’Algérie a engagé de gros investissements publics pour l’électrification rurale. Souvent dans un rayon d’un kilomètre électrifié on ne trouve que 07à 10 familles. En terme de rentabilité l’Etat est perdant et la Sonelgaz aussi en matière d’exploitation et de gestion. Derechef le directeur de SDO a noté « qu’il a été recensé pas moins de 6 600 logements, éparses et regroupés à alimenter en énergie électrique et pour lesquels une enveloppe de 106 milliards de centimes a été dégagée. Le grand problème qui préoccupe la wilaya d’Aïn-Témouchent, à l’heure actuelle, est la viabilisation de la zone industrielle de Tamzourah, d’une superficie de 105 ha environ (extensible à 300 ha). Interrogé au sujet de l’électrification de ladite zone, le directeur de SDO- Aïn-Témouchent, estime « que ce dossier est du ressort du gouvernement » et qu’à ce niveau-là se règleront tous les problèmes liés à la viabilisation. Selon lui, « la question du gaz naturel n’est pas aussi compliquée que celle de l’électricité car le transfert gazier passe à côté de la zone en question. » Toutefois, il a laissé entendre « que le wali a été destinataire d’un dossier complet en ce qui concerne les réseaux électricité et gaz. » Dans une de ses déclarations récentes Hamou Ahmed Touhami le wali d’Aïn-Témouchent avait signalé qu’il « avait saisi à plusieurs reprises le DG de l’ANIREF, l’Agence nationale chargée de la viabilisation de la zone industrielle de Tamzourah. » Des assurances lui ont été données par ce dernier, croit-on savoir.
Boualem Belhadri

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