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REPRISE D’ACTIVITÉ EN VUE POUR 150 000 COMMERÇANTS ET ARTISANS : Le ministère du Commerce impose des conditions

Le gouvernement a décidé de prolonger encore une fois la période de confinement pour lutter contre la pandémie du Covid-19, tout en insistant sur l’obligation du respect des mesure de prévention contre la propagation du virus, notamment en ce qui concerne le port du masque pour les citoyens et les commerçants en particulier.

Ces derniers ont exprimé leur mécontentement cette semaine de voir leurs activités arrêtées pour cause de l’apparition de la pandémie. De ce fait, les pouvoirs publics envisagent actuellement de lever certaines des restrictions décidées à l’encontre de nombre de commerces.
Dans ce cadre, le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce Abderrahmane Bendadi, a indiqué que les services ministériels examinent les conditions dans lesquelles pourrait s’effectuer une reprise sécurisée des activités économiques, celles notamment de la grande distribution, des services et de vente au détail. Intervenant, hier, sur les ondes de la radio chaîne 3, Abderrahmane Bendadi a expliqué que cette reprise allait se faire au « coup par coup, en amenant les commerçants à assurer une stricte gestion sanitaire des espaces habituellement réservés à leurs activités », afin, dit-il, d’ «éviter des contacts trop rapprochés entre leurs clients ». Parmi les activités sujettes à ces autorisations de reprise susceptibles de toucher, à un premier stade, quelque 150.000 commerçants et artisans, dont un très grand nombre s’est retrouvé sans sources de revenus, celui-ci cite notamment celles de la restauration collective, des salons de coiffure et de l’habillement. Le représentant du ministère du Commerce a annoncé, par ailleurs, la prise de nouvelles mesures tendant à instituer un plus large contrôle sanitaire des produits alimentaires importés ou fabriqués localement. Notant que ces aspects sont déjà assurés par le département commercial du ministère, « en termes d’analyse de ceux appelés à être mis sur le marché de la consommation », l’invité de la rédaction a précisé que l’idée tend à mettre sur pieds un vaste réseau national de laboratoires de contrôle, armés des plus récentes technologies.

Un projet d’Agence de sécurité alimentaire à l’étude
Le responsable du ministère du Commerce a fait également état de l’étude en cours d’un projet de création d’une Agence nationale de sécurité alimentaire, expliquant que celle-ci sera destinée à servir d’instrument d’appui à l’évaluation de « tous les risques sanitaires », ainsi que de recherche scientifique de certains produits « émergents », la technologie alimentaire et les types de fraudes « évoluant, déclare-t-il, de jour en jour ».

Plus de 41 000 infraction enregistrée en 4 mois
Par ailleurs, concernant le travail sur le terrain des agents du contrôle, M. Abderrahmane Bendadi a déclaré que durant les quatre derniers mois de cette année 2020, les services du contrôle antifraude ont effectué plus de 510.000 interventions, ou ils ont enregistré plus de 41.000 infractions et délivré 39.000 PV contre des commerçants de gros et de détail, citant à titre d’exemple les magasin de vente de produits d’entretien corporel, boulangerie, boucherie. En terme de saisie, l’invité de la chaîne 3, a parlé des de la saisie de plus de 10,700 mds DA de de produits impropres à la consommation, y compris les produit importés.
Sarah Oubraham