Frontière algéro-malienne

Rencontre nationale sur le développement des zones frontalières, samedi, à Alger : Au menu, l’application de la stratégie nationale par un plan d’action

Une rencontre nationale de deux jours, sur le développement et l’aménagement des zones frontalières, à l’initiative du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, débutera samedi, à Alger. Consacrée à la mise en œuvre de la stratégie nationale, la réunion verra la participation de 400 délégués des différentes institutions et organismes, outre la présence d’experts nationaux et étrangers ainsi que les walis, walis-délégués.
Les participants se pencheront sur la teneur de la stratégie nationale pour le développement et l’aménagement des zones frontalières, en vue de dégager des programmes et le plan d’action, à même de traduire l’objectif escompté, à savoir le développement des zones frontalières. Cette rencontre permettra, a rapporté l’APS, selon une source auprès du ministère de l’Intérieur, de dégager un «Programme spécial de développement des zones frontalières, tout en veillant à la mise en cohérence des actions de développement des zones frontalières» déjà initiées, poursuit la même source «au niveau local» est-il indiqué. Déclinée sous forme de plans-programmes, sur la base d’études d’aménagement et de développement des zones frontalières, de manière concertée, avec notamment une vision multisectorielle et transfrontalière, cette réunion sera sanctionnée, par une série de recommandations, selon la même source, au terme des travaux de deux ateliers techniques, qui se pencheront durant deux jours, dès samedi, sur des questions précises. Il s’agira, de «l’organisation spatiale et de la mise à niveau socio-économique durable des territoires frontaliers» et de «la gouvernance et les perspectives de développement transfrontalier» indique la même source. La politique nationale d’aménagement du territoire, englobant l’ensemble des stratégies et actions visant la répartition appropriée de la population, des activités économiques et des infrastructures, celle-ci tient en compte les spécificités des territoires et des régions, en veillant, est-il précisé «à assurer dans le cadre du développement durable, l’équilibre, l’équité et l’attractivité» de l’ensemble du territoire national» indique-t-on. L’enjeu de la politique en question, étant l’intégration des espaces les plus enclavés et accusant un retard non moindre, en matière de développement et de la mise en valeur de ces espaces. La politique nationale de développement des zones frontalières s’inscrivant dans le nouveau contexte institutionnel du pays qui est marqué, rappelle le ministère de l’Intérieur «par l’adoption par les pouvoirs publics du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) à l’horizon 2030», ce qui confirme, est-il précisé que «chacune des parties du territoire national, y compris les zones frontalières, est un élément de notre patrimoine» et «a le droit de se développer et de prospérer» dans le cadre de la dynamique de la mise en œuvre de la stratégie globale. Au ministère de l’Intérieur, selon la même source, « les pouvoirs publics attachent une importance capitale à ces zones » d’où la nécessité, de la mise en place de programmes spécifiques de développement socio-économique, visant principalement «l’amélioration» des conditions de vie des habitants de ces zones et régions et également est-il indiqué , en vue de leur «permettre de s’inscrire efficacement dans la dynamique économique nationale», outre régionale, notamment par les échanges transfrontaliers.
Karima B./APS