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RASSEMBLEMENT, HIER, à LA PLACE AUDIN (ALGER), à L’APPEL D’EL-MOUWATANA : Zoubida Assoul plaide en faveur d’autres conquêtes pour l’Algérie

Quadrillée dès les premières heures de la matinée d’hier, en prévision du rassemblement auquel ont appelé les membres du Mouvement El-Mouwatana, la semaine passée, avant la journée de vendredi, qui a été marquée, par des marches pacifiques imprégnées de civisme, à travers le pays, dont la capitale. Les algérois, attendaient avant midi, l’heure fixée pour la tenue de cette manifestation pacifique, à la Place Maurice Audin, contre le cinquième mandat, de voir comment les évènements allaient prendre leur cours.

Au fur à mesure que les aiguilles de la montre avançaient, les passants, jeunes et moins jeunes, espèraient voir la manifesation se dérouler sans soucis et surtout sans heurts entre les services de sécurité et les manifestants, pour eviter tout risque de dérrapage. à moins d’une dizaines de minutes, de midi, un groupe de premiers manifestants se forme, au pied de l’horloge, de la Place Audin, et une des membres du mouvement El-Mouwatana (citoyenneté), la juriste Zoubida Assoul, prend la parole, pour répondre aux questions des journalistes qui se sont précipités vers elle. À quelques mètres de là, des forces de l’ordre se sont déployées sur les deux rbords de l’entrée du Tunnel des Facultés et tout autour de la Place, au moment où d’autres assuraient le flux de la circulation des voitures. Brandissant l’emblème national et scandant «Tahya El-Djazaïr (Vive l’Algérie : Ndlr), El-jazaïr Houra dimocratia, (Algérie Libre et démocratique : NDLR), accompagnés des youyous des femmes, la militante Zoubida Assoul salue «l’expression populaire et libre qui reprend son cours» notamment, poursuit-elle, «depuis les marches pacifiques du 22 février dernier» auxquelles, rappelons-le, la présidente du parti de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) a pris part, à Alger. Insistant dans ses déclarations que la situation que traverse le pays, «est difficile et grave mais aussi décisive» pour l’avenir du pays, la juriste Zoubida Assoul «espère voir la sagesse politique prendre le dessus» sur toute autre considération, en vue de permettre au pays d’aller vers d’autres conquêtes, porteuses de solutions effectives aux problèmes et défis auxquels est confronté le pays. Les centaines de manifestants présents, ont demandé à l’instar de l’intervenante, au président sortant « de renoncer à sa candidature à un nouveau mandat», selon les propos de Zoubida Assoul et les manifestants aux profils différents et de divers horizons : des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux. En ces moments, rythmés par les déclarations d’une des membres du mouvement de la Mouwatana, interrompues de temps en temps par les slogans précités et les youyous des femmes présentes, les forces de sécurité ont fait preuve de retenue et se sont contentées de voir et de surveiller de près, les manifestants réunis sur la Place Audin, en maintenant la circulation des voitures. Peu de temps après, les manifestants sont dispersés, par une bombre lacrymogène lancé, par les élements des services de l’ordre. Des manifestants ont été embarqués, alors que d’autres se sont reconstitués à quelques mètres de la Place, sur les trottoirs menant en direction de la Grande Poste, et à ce moment, le président de Djil Djadid, membre du Mouvement El-Mouwatana arrive de la rue d’en face, menant sur l’allée de Didouche Mourad, en scandant avec d’autres « Djazaïr houra dimokratiya » puis c’est un autre groupe qui se forme, et se dirige peu de temps après, en marchant vers la rue Didouche Mourad, en brandissant les mains, vers le haut, signe de marche pacifique et certains parmi eux, portaient le drapeau national autour du coup, en lançant «El Tahya Djazaïr», «pas de 5eme mandat», accompagnés des youyous des femmes, présentes à cette manifestaion.
Plusieurs centaines ont été hier, au cœur d’Alger, et ont marché pacifiquement, jusqu’à être stoppées par les services de l’ordre, sur la rue Didouche Mourad, au niveau du lieu qui donne sur le Boulevard Victor Hugo, sans violences ni casses, certains magasins, confiants, ont baissé, à moitié, leurs rideaux et les trottoirs étaient bondés de monde qui comme les manifestants, les portables à la main, filmaient et captaient, en images, cette manifestation. De petits rassemblements se forment dans les ruelles, de la rue Didouche Mourad, d’autres continuent à manifester, malgré les interventions, les interpellations des policiers et le lancement de temps à autre de bombes lacrymogènes, pour les disperser. Ils étaient des centaines de personnes à avoir répondu, à l’appel du Mouvement de la Mouwatana, à Alger, et aussi dans plusieurs autres wilayas du pays.
Karima Bennour