Tebboune

RAPATRIEMENT DES ALGÉRIENS BLOQUÉS À L’ÉTRANGER : Le parti réussi du président Tebboune

Face à une pandémie à laquelle le monde entier assiste impuissant ou presque, le sentiment de patriotisme refait surface pour supplanter toute autre considération, soit-elle d’intérêt politique ou économique. Crise sanitaire de l’ampleur du Covid-19 oblige, l’État algérien s’est résolu à tendre la perche à ses milliers de ressortissants bloqués à l’étranger par la force de cette épidémie mondiale.

En pareille circonstances d’urgence, les 2 278 Algériens qui décident de rentrer au bercail savent que sans l’intervention de leur mère patrie nul autre pays d’accueil ne leur aura servi de bouée de sauvetage. C’est dans cette dynamique empreinte de patriotisme et de solidarité agissante à l’endroit de nos concitoyens bloqués à l’étranger que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a instruit le gouvernement, les départements des Transports et de la Santé appelés à l’action, de procéder immédiatement à des opérations de rapatriement. Dans ce sursaut patriotique le message s’entend de lui-même : « Je suis le Président de tous les Algériens ! » Et le message ne risque pas de tomber dans l’oreille d’un sourd de la Communauté nationale à l’étranger.
Bien qu’il a eu à décider de fermer toutes les frontières du pays pour stopper la propagation du virus Corona, le président Tebboune déroge à la règle et répond à l’appel au secours émis par les Algériens abandonnés à leur triste sort dans les aéroports et ports du pays de la rive nord et du voisinage immédiat. À Orly, Marseille, Lyon, en France, comme à Casablanca, Tunis, Istanbul, Dubaï, ou encore en Russie et l’Autriche, l’Algérie a ouvert ses bras pour ses enfants. Pour ne citer qu’un exemple, les messages SOS lancés via facebook-live par les Algériens depuis l’aéroport d’Istanbul qui ont dû interpeller les autorités algériennes, mais aussi et surtout marqué l’esprit d’Abdelmadjid Tebboune. Un message saisissant pour laisser les ressortissants algériens à la merci des autorités du pays d’accueil. Lesquelles, en ces temps de repli sur l’État imposé par le Covid-19 avec les circonstances que l’on connaît au regard qu’elles portaient à l’étranger du Sud, auront fait peu cas de notre communauté. Bref, dans un message clair comme dans un autre pour dire : « Débrouillez-vous avec votre pays ».
Et ce n’est pas une tâche de tout repos pour l’État algérien qui, à l’instar d’autres pays, devra se battre sur le front de lutte contre la propagation du Covid-19 qui a fait, hier, sa 15e victime en Algérie. C’est-à-dire, le pont aérien opéré par la Compagnie nationale Air Algérie (9 vols) et la voie maritime qui a fait appel au Ferry Tariq Ibn Ziyad de l’ENTMV, faut-il encore procéder au confinement des 2 278 Algériens embarqués à bord pour éviter ou tout au moins amortir une contamination à grande échelle au Covid-19. Ainsi, les premiers vols qui ont pris le départ de Paris, Marseille et Lyon (France) ont atterri aux aéroports d’Alger, Constantine, Oran, outre le vol Casablanca – Tlemcen et Dubaï- Alger. Aussitôt arrivés, les voyageurs algériens ont été directement orientés vers les hôtels aménagés en structure de confinement. C’est l’exemple des infrastructures installées à Matares (Tipaza), Oasis (Alger) Renaissance et Ziyanide (Tlemcen), Hocine et El Khayam (Constantine), AZ et El-Mountazah (Mostaganem) etc.
Au titre de la voie maritime, le bâtiment Tariq Ibn Ziyane a embarqué depuis le port de Marseille 742 Algériens lesquels ont été aussi orientés vers les hôtels réservés au confinement. Hier, Air Algérie sur laquelle le gouvernement algérien a beaucoup compté- se sachant que nulle autre compagnie étrangère ne l’aurait fait à sa place- a prévu la dernière vague de rapatriement. Ces dessertes consistantent en sept vols qui ont pris quatre destinations, la Tunisie, Turquie, Russie  et  l’Autriche, à savoir. Il s’agit d’embarquer à bord les derniers Algériens restés bloqués dans les capitales Tunis, Istanbul, Moscou et Vienne.
C’est dire que l’Algérie est l’un des rares pays, si ce n’est le seul, à avoir rapatriés jusqu’au dernier de ses ressortissants. De surcroît en pleine crise pandémique mondiale ou le « chacun pour soi » prime sur une cause … humanitaire.
Farid Guellil