Sonelgaz

PROJET DE NEUF CENTRALES ÉLECTRIQUES PRÉVUES DANS LE SUD : Les contrats de réalisation sont signés

Le Président directeur général de Sonelgaz, Boulakhras Chahar, a fait état, dimanche à Tlemcen, de la signature de contrats permettant le lancement des travaux de réalisation de neuf centrales électriques pour entamer l’hybridation des centrales du Grand Sud qui consommaient jusque-là du gasoil. « Cette nouvelle technologie d’hybridation permettra la réduction entre 30 et 40 pour cent du gasoil consommé actuellement », a-t-il souligné. D’autre part, le P-DG de Sonelgaz a mis en exergue les efforts consentis en matière de développement des énergies renouvelables depuis 2015, rappelant la réalisation, par le groupe énergétique qu’il dirige, de deux sites pilotes: une éolienne à Adrar et une centrale expérimentale à Ghardaïa, afin d’expérimenter toutes les technologies photovoltaïques existantes à travers le monde, en collaboration avec des centres de recherche et des universités.
En outre, Sonelgaz a lancé les travaux de réalisation de 21 centrales photovoltaïques dans 14 wilayas dans le Sud du pays, a-t-il indiqué, affirmant que son groupe joue un rôle important comme acteur de développement des énergies renouvelables dans le pays. Le projet consiste en la réalisation de neuf centrales de production d’électricité photovoltaïque d’une puissance totale de 50 MWc en hybridation des centrales diesels et turbines à gaz existantes dans les Réseaux du Grand Sud (RGS). Ces centrales seront réalisées dans les localités de : In Guezzem et Tinzaouatine (6 et 3 MWc), Djanet et Bordj Omar Dris (4 et 3 MWc), Bordj Badji Mokhtar et Timiaouine (10 et 2 MWc), Talmine et Tabelbala (8 et 3 MWc) et à Tindouf (11 MWc). Ce projet a fait l’objet d’un appel d’offre national lancé par SKTM en 2018, adressé aux entreprises de droit algérien. Ce projet visant l’hybridation des centrales diesels et turbines à gaz existantes au niveau du Grand sud algérien, comporte cinq lots. Sur plus de 20 entreprises soumissionnaires, cinq ont été retenues, parmi lesquelles deux sociétés étrangères de droits algériens et trois sociétés algériennes qui travailleront en partenariat.
Aussi, il a affirmé que ce projet constitue un nouveau challenge permettant de « mesurer nos capacités réelles» et de réduire notre dépendance vis-à-vis de l’étranger.
Rappelons qu’en août dernier il y a eu la signature des contrats à la salle des conférences du Centre de formation de Ben Aknoun (CBA), par Chaher Boulakhras, PDG de Sonelgaz, le représentant du Ministre de l’Énergie, des cadres dirigeants ainsi que de plusieurs PDG des sociétés du Groupe Sonelgaz et le PDG de Shariket el Kahraba wa el-Takat el Moutadjadida, (SKTM) et cinq sociétés nationales sont revenus sur l’expérience acquise jusque-là dans le domaine des ENR, estimant que cela «nous a permis d’acquérir une expérience dans l’exploitation et la maintenance des centrales et la formation des techniciens dans le domaine». Soulignant l’importance de ce projet, Boulakhras a affirmé que : «ce projet d’hybridation constitue un nouveau challenge et une expérience supplémentaire à partager avec des constructeurs nationaux».
Enfin, Boulakhras a indiqué que la réalisation de ce projet dans le Sud aura un impact économique pour l’Algérie. Il lui permettra annuellement, une production renouvelable moyenne de l’ordre de 77 GWh, une économie moyenne de 20 600 tonnes de gasoil, un gain estimé à 14 millions de dollars ainsi qu’une réduction des émissions de 60 000 tonnes de CO2 en moyenne.
Abdenour Alia