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PRÉSIDENTIELLE DU 12 DÉCEMBRE : Premier jour de campagne électorale agité

Hier, les cinq candidats en lice pour la présidentielle ont entamé le premier jour de leurs campagnes électorales respectives pour faire valoir, chacun de son côté, son programme en vue de répondre aux multiples attentes et questions d’ordre politiques, économiques, sociale et autres, qui se posent, avec acuité, sur la scène nationale et auprès de l’opinion publique, notamment depuis le 22 février dernier avec l’avènement du mouvement populaire pacifique pour le changement du système politique en place. S’ils étaient trois candidats, Abdelaziz Belaïd, Abdelmajid Tebboune et Azzedine Mihoubi, en l’occurrence à se rendre, hier, au sud du pays, précisément à Adrar, (Voir articles de Sarah O. et Hamid M.) pour tenter de convaincre les électeurs d’aller au vote le jour J et vendre chacun de son côté, son plan d’action, s’il venait à franchir le seuil du siège de la Présidence d’El-Mouradia. Pour Ali Benflis et Abdelakder Bengrina, ils ont choisi de demeurer au nord du pays. Pour le président et candidat de son parti Talaïe El-Houriate, il a pris, au premier jour de sa campagne électorale, la direction de l’Ouest du pays, à Tlemncen, (Voir article de Brahim O.) et son partenaire dans cette course à la présidentielle, Bengrina a préféré une sortie de « proximité » comme il l’avait annoncée, prenant son point de départ dans un cortège, hier matin, du siège central de son parti El –Binaa, à Dely Brahim, vers Alger-centre, pour faire une halte à la Grande Poste. (Lire article de Hamid M).

Mihoubi et Belaïd se rendent d’abord aux Zaouïas, dans leurs campagnes à Adrar
C’est dans une atmosphère spirituelle, que les deux candidats à la présidentielle du 12 décembre, Azzedine Mihoubi SG par intérim du RND et Abdelaziz Belaïd président du Front el Moustakbel, ont choisi de commencer leur premier jour de campagne électorale, hier, à la wilaya d’Adrar au Sud du pays, une ville réputée pour son calme.
Prenant le même vol et arrivant à une heure tardive dans la nuit à l’aéroport d’Adrar, Mihoubi et Belaïd ont pris tous les deux places, côte à côte, dans une salle officielle, en présence des notables de la région, la presse et leurs militants et sympathisants ainsi que les dirigeants de leurs campagnes électorales, respectives, les deux candidats étaient à l’aise et dans une ambiance conviviale, selon les images transmises par les télévisions et circulants sur les réseaux sociaux .
Dès son arrivée, le SG par intérim du RND , azzedine Mihoubi a été accueilli par quelques notables de la région, avant de se diriger, à la Zaouïa de Sidi Lahbib, où il a rencontré des Imams et Choyoukhs de ce lieu de culte écoutant quelques versets du coran et des prières. En ce qui concerne le choix de cette ville comme première destination, Mihoubi a indiqué à la presse qu’il a choisi la wilaya d’Adrar pour débuter sa campagne, « vu le grand nombre de zaouïas qu’elle compte et qu’il importera de convaincre de l’importance de son programme et des solutions à la crise  » qu’il compte lancer, s’il venait à franchir le seuil de la Présidence de la République. Son choix répond aussi, a-t-il indiqué, «au grand nombre d’adhérents », que compte le RND, à Adrar. Sur le scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, qu’il dispute politiquement avec quatre autres candidats, il a affirmé avant le début de son meeting, que ce rendez-vous sera « décisif pour l’avenir du pays pour bâtir une Algérie meilleure ». De son côté le candidat à la présidentielle du front EL Moustakbel, Abdelaziz Belaid, s’est rendu à son tour, dès son arrivée, à Adrar, à la Zaouïa Sidi Belkebir, où il a été accueilli par son Cheikh l’Imam Ali Ramani. celui qui mène, pour la seconde fois, une campagne électorale d’une présidentielle, a déclaré que son choix de la wilaya d’Adrar , en ce premier jour de campagne électorale, est dicté par le souhait du bureau local du parti. Il dira, en effet, que « c’est le bureau de wilaya d’Adrar qui a souhaité que nous entamons la campagne à partir de cette wilaya , par la tenue d’un meeting » dira-t-il. Dehors, dans la rue, un rassemblement de citoyens s’est tenu pour protester contre la campagne électorale des deux candidats, Abdelaziz Belaïd et Mihoub, à Adrar. En effet des manifestants se sont rassemblés dès la matinée d’hier, devant la salle où se trouvait Mihoubi et Belaïd, en scandant «il n’y aura pas de vote avec la bande » et «le mouvement populaire est un devoir national», réitérant, par la même occasion, que les citoyens d’Adrar sont pour le changement du système politique en place.
Sarah Oubraham

Le candidat Ali Benflis animant un meeting, à Tlemcen
Il promet un mode de gouvernance pour «l’édification d’un État moderne »
Le candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, Ali Benflis, a choisi de donner le coup de starter à sa campagne électorale, à partir de l’ouest du pays, précisément à Tlemcen. L’ex-chef du gouvernement, s’est ainsi rendu dans la ville des Zianides pour tenir son premier meeting populaire, à la maison de la Culture  » Abdelkader Alloula « .   L’ambiance était déjà tendue aux alentours du bâtiment devant abriter le meeting du candidat à la présidentielle, Ali Benflis, bien quadrillé par les Forces de l’ordre, car plusieurs centaines de citoyens dont des étudiants de l’université de Tlemcen l’attendaient en scandant «Benflis dégage», ou « »Dites à Benflis qu’il n’y aura pas  de vote à Tlemcen». À l’intérieur de l’édifice, l’ambiance était plutôt bon enfant et à son entrée en salle, le candidat Benflis a été reçu  à coup de youyous et autres applaudissements par les nombreux présents, sous les cris de «Benflis   président».  Le candidat du parti Talaïe El Hourriat après avoir salué, l’assistance venue écouter son discours, d’emblée, il leur a souligné que la  prochaine élection « est primordiale pour garantir la stabilité du pays». Poursuivant il ajoute sur le scrutin présidentielle, que celui-ci «constitue un rempart contre l’ingérence étrangère» dans les affaires du pays avant d’ajouter que le rendez-vous de la présidentiel est l’étape qui, selon lui,  à travers l’ouverture d’un dialogue, «peut réunir autour de la même table, toutes les forces vives du pays» a-t-il indiqué.  Le dissident du parti FLN, a affirmé en outre  qu’il est venu à Tlemcen, pour «éteindre le feu de la fitna (discorde)», avant de refaire sa rétrospective de ses positions prises, durant le règne de l’ex-président, Abdelaziz Bouteflika, notamment celle contre le 5e mandat, avorté par la mobilisation du mouvement populaire pacifique du 22 février, et a tenu à rappeler qu’il l’avait qualifié d’un «mandat maudit». Revenant aux conditions permettant la tenue de cette élection, le candidat à la magistrature suprême,  a estimé,  que «certaines d’entres elles sont réunies «en citant notamment le dialogue amorcé,  en référence aux concertations, menées par le panel présidé par l’ex-président de l’Assemblée populaire nationale APN, Karim Younès. Autre motivation à l’origine de la présentation d’Ali Benflis, à cette présidentielle, la création, dira-il de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), que préside l’ex- ministre de la Justice, Mohamed Charfi. Pour l’’ex-chef du gouvernement démissionnaire sous le règne de Abdelaziz Bouteflika, les conditions idéales «seront réunies, après le prochain scrutin et l’élection d’un nouveau Président fort» dira-t-il «de l’appui de la volonté populaire». Les applaudissements n’ont cessé de retentir, de la salle au cours de son premier discours, d’une campagne électorale, qu’il mène, faut-il le rappeler, pour la 3e fois, la première, en 2004 et la seconde en 2014, Ali Benflis a évoqué, à Tlemcen la conception du mode de gouvernance, qu’il compte initier, s’il venait à franchir le seuil de la Présidence. Celle permettant, a-t-il indiqué «l’édification  d’un État moderne», l’affirmant qu’il n’est pas «adepte de la bande et de la gestion pharaonique des affaires du pays», et encore moins «un partisan du culte de la personnalité» a affirmé, hier, le candidat Ali Benflis, au scrutin de la présidentielle, du 12 décembre prochain.
Brahim Oubellil

Le Candidat Bengrina à Alger, hier 
Ses sympathisants l’applaudissent ,et des citoyens lui lancent des slogans hostiles
Une première action de com ratée ; puisque celui qui est à sa première expérience de candidat à la présidentielle n’est pas tombé uniquement sur ses sympathisants, mais aussi sur des citoyens qui lui ont lancé des slogans hostiles à lui et à sa campagne électorale, ce qui l’a contraint à écourter sa virée électorale, hier,à Alger. Prenant le départ du siège du Mouvement El-Binaâ, à Dély Brahim, Abdelkader Bengrina a pris la direction Alger Centre, et a observé une halte à la Grande Poste. Tentant de s’offrir un bain de foule, ses sympathisants présents en force, n’ont cessé de crier «Bengrina Président» et non loin, des citoyens se sont contentés d’observer la scène. Quelques instants plus tard, en empruntant sa voiture, une berline 4×4, non loin des citoyens scandaient des slogans hostiles à sa campagne électorale, «pas d’élections avec la bande». Dans ses déclarations à la presse présente, le candidat Bengrina dira qu’il a choisi la Grande Poste «pour sa symbolique du Mouvement populaire pacifique» sans manquer de réitérer, sa promesse, qu’une fois qu’il sera celui qui franchira le seuil de la Présidence de la République, il rendra «un grand hommage» au mouvement populaire pacifique, en transformant la Grande Poste en «un musée de la liberté et dignité» a-t-il lancé. Bengrina s’est rendu ensuite plus bas du centre d’Alger, précisément du côté du port, marquant une halte à la grande placette abritant la Statut du Docker, en hommage aux travailleurs dockers algériens, assassinés par l’OAS. En ce lieu hautement symbolique, Bengrina a été encore une fois, applaudi par ses fans, qui criaient «Bengrina Président». Par ailleurs en se rendant non loin de la rue larbi Ben M’hidi et Asselah Hocine, le périple n’était pas facile, même en voiture, dans laquelle, lui et son équipe parraissait débordés, par les slogans de citoyens, l’invitant à quitter les lieux, notamment après qu’une grande affiche où sa photo figurait, a été déroulée sur deux étages d’un immeuble à proximité de la station du métro, et les jets d’œufs par les citoyens ont commencé à pleuvoir sur sa photo.
H. M.

LE CONSEILLÉ DE CAMPAGNE DE TEBBOUNE CHARGÉ DES JEUNES, HASSANE MERMOURRI
«Tebboune prône une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs »
Le candidat Tebboune animera aujourd’hui un meeting à Adrar. Hier, c’est son conseiller de campagne chargé de la jeunesse, Hassane Mermourri, qui a animé, une rencontre avec la jeunesse, à Diar Diaf, à Alger, pour étaler le programme du candidat Abdelmadjid Tebboune, qui était attendu, en cette même journée, dans la wilaya d’Adrar. Devant donc une assistance  composée de jeunes et d’étudiants, Mermourri a rappelé les engagements en faveur des jeunes, de l’ex-ministre de l’Habitat, Tebboune, que ce dernier compte tenir s’il venait à franchir le seuil de la Présidence, au terme du processus électoral du scrutin du 12 décembre prochain, qu’il dispute, avec quatre autres candidats. Le conseiller de campagne de Tebboune a estimé que le Mouvement populaire « qui a libéré tout le monde », a contribué «à préparer le terrain pour l’amorce d’une nouvelle République» et que le programme de son candidat est porteur « d’un projet très ambitieux» qui redonnera, selon lui «la confiance aux jeunes», à travers leur implication dans «la prise de décision politique» et que le candidat Tebboune s’engage «  à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs ».
Hamid Mecheri