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PREMIÈRE SORTIE DE SELLAL SUR LA CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA À LA PRÉSIDENTIELLE : «Nous avons reçu des échos favorables ! »

La campagne électorale pour la présidentielle d’avril prochain semble s’installer bien avant l’heure. En effet, au cours de sa toute première sortie médiatique en sa qualité de directeur de campagne du candidat, le président Abdelaziz Bouteflika, l’ex-premier ministre, Abdelmalek Sellal, a tenu à aborder les échos «favorables» suscités par la candidature du Président sortant, qualifiant le refus de certaines parties de «naturel».

S’exprimant, lors d’une rencontre au siège de l’UGTA, en présence des organisations patronales dont le FCE, Sellal a affirmé, jeudi, que « la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un nouveau mandat a eu un écho favorable auprès du peuple algérien et au niveau international». Cependant, tout en reconnaissant qu’il y a un refus de certaines parties, l’ancien Premier ministre a assuré qu’il «n’y a pas de problème à ce sujet». «Il est vrai qu’il y a des gens qui ne sont pas d’accord, des choses se sont dites. Mais, ce n’est pas un problème», a-t-il dit. Préférant ne pas s’attarder, dans sa réponse, aux parties ayant exprimé une opposition sur la candidature du Président sortant, Sellal s’est contenté de qualifier le débat de « naturel », précisant que «nous évoluons dans la transparence». Ainsi, il a appelé à «sensibiliser les uns les autres pour que la participation soit forte (scrutin du 18 avril)». «Nous avons besoin de cet homme (le Président) dans sa vision et dans sa force. Nous avons besoin de lui pour qu’il continue les réformes parce qu’il faut un courage solide pour changer notre modèle économique. Il ne s’agit pas d’un retour au libéralisme», a rassuré Sellal. Bien que la campagne électorale n’a pas encore commencé, le directeur de campagne de Bouteflika, ou comme il s’auto présente «le commis de l’État», a exprimé sa certitude de gagner lors de cette échéance électorale. Et pour cause, «Abdelaziz Bouteflika est le seul à être capable de mener des réformes».

«Bouteflika a veillé lui seul à l’écriture de la lettre-programme»
D’ailleurs, revenant sur la lettre du Président, Sellal a profité de cette occasion pour «répondre à ceux qui doutent de son authenticité», en assurant que ce dernier «a veillé lui seul à l’écriture de la lettre-programme et il a choisi, lui-même, chaque mot». Pour lui, «l’homme est armé du courage nécessaire pour s’adapter aux réformes et modifier le modèle économique actuel, à travers la conférence nationale à laquelle il a appelé dans le but d’opérer des réformes radicales devant impulser l’économie nationale, sans pour autant toucher aux acquis sociaux ni aux  citoyens à faible revenu ». Pour ce qui est du programme de Bouteflika aux élections du 18 avril prochain, l’ancien Premier ministre a affirmé que « la lettre de candidature   adressée au peuple est un programme en soi ». Précisant que celui-ci « envisage de mener des réformes politiques et économiques profondes, s’il sera réélu le 18 avril 2019 » Sellal a précisé qu’il «  n’est plus possible pour l’Algérie d’avancer vers l’avenir avec les lois actuelles et l’économie actuelle». «Les réformes sont donc nécessaires. Le Président ne peut pas proposer ces réformes s’il n’existe pas un consensus national global de toutes les parties, de l’opposition, des autres partis et de tous les représentants du peuple algérien dont l’UGTA », a-t-il dit. Abdelmalek Sellal a, par ailleurs, annoncé que la conférence de consensus national aura lieu cette année dans le cas où Bouteflika sera réélu. Son but sera notamment de relancer l’économie «sans toucher aux aspects sociaux». «C’est un grand défi. Tout est possible. Nous avons des capacités humaines, des cadres, de l’énergie et des moyens financiers pour prendre une autre orientation. Pour ce faire, nous devons changer des lois et sortir de l’approche bureaucratique de notre économie. Nous ne pouvons poursuivre le développement économique si l’acte d’investir reste un acte administratif. L’administration bureaucratique ne doit plus se mêler des aspects économiques. C’est une des solutions qui seront proposées», a-t-il souligné. Pour sa part, le secrétaire général de l’UGTA a appelé la base ouvrière à se mobiliser pour assurer la victoire de Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 18 avril prochain.
Dans une déclaration à la presse en marge de cette rencontre, Sidi Saïd a fait savoir que l’UGTA, qui va participer à l’animation de la campagne électorale de Bouteflika, avait déjà entamé la collecte des signatures à son profit.
Lamia Boufassa