station de dessalement d’eau de mer

POUR ASSURER UNE SÉCURITÉ HYDRIQUE : L’investissement dans les eaux conventionnelles recommandé

Pour l’enseignant-chercheur à l’Ecole nationale supérieure agronomique d’Alger, Brahim Mouhouche, l’Algérie devrait investir davantage dans le domaine des eaux non conventionnelles pour garantir sa sécurité hydrique.

Lors d’une intervention à l’occasion de la 26ème édition de la Journée de l’Energie le Pr Mouhouche a indiqué que « nous devons impérativement donner la priorité à des investissements importants dans les eaux non conventionnelles, à l’instar de la réutilisation des eaux usées, les eaux pluviales ou celles provenant du dessalement d’eau de mer ». Selon les chiffres avancés par cet universitaire, le potentiel hydrique conventionnel renouvelable de l’Algérie est évalué à près de 12 milliards de m3/an, soit moins de 270 m3/habitant/an, ce qui est insuffisant pour répondre aux différents besoins nationaux, nécessitant le recours « urgent » aux eaux non conventionnelles. Pr. Mouhouche a rappelé que l’Algérie avait fait d’énormes progrès dans ce domaine, avec notamment la mise en place de 200 stations de traitement des eaux usées et de 13 stations de dessalement d’eau de mer (fonctionnelles), mais beaucoup reste à faire pour assurer la sécurité hydrique. S’agissant des eaux non renouvelables du pays, l’expert a affirmé que le Sud algérien renferme des eaux souterraines estimées à 50.000 milliards m3 qui peuvent être exploitées.
Ania Nch