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24 février 2024
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Plateforme de paix malienne : priorité au soutien du dialogue

La médiation d’Alger, entre le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coalition pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), a été couronnée de succès au regard, d’un côté, de la signature par ces derniers de la plateforme préliminaire et, de l’autre, par la teneur du contenu dudit document.

Outre qu’il fait part (le document) de trouver une solution «définitive» à la crise au Nord malien, la plateforme a «délimité fondamentalement les contours de ce dialogue intermalien qui doit être inclusif». La présence du ministre malien, Abdou-Laye Diop, à Alger, rentre dans le cadre de la tenue, aujourd’hui, de la réunion regroupant ses homologues des pays du Sahel. Réunion qui permettra aux chefs de la diplomatie des pays limitrophes au Mali, présents à Alger, de répercuter leur convergence sur la sortie de la crise malienne, via le dialogue intemalien par l’élaboration d’une démarche autour de l’accompagnement et le soutien des Maliens dans ce processus de sortie de crise. Outre la réunion d’aujourd’hui, entre les chefs de la diplomatie des pays du Sahel, des membres du gouvernement malien se sont déplacés, hier à Alger, avec le ministre malien Abdou-Laye Diop, pour prendre part à la réunion dans le sillage du dialogue stratégique entre Alger et Bamako. Par ailleurs, il est à rappeler que Ramtane Lamamra a affirmé, samedi, que l’œuvre de rapprochement des points de vue et de la clarification des positions des trois Mouvements dans le Nord du Mali a été «menée à son terme». Le représentant du CM-FPR, Harouna Toureh, qualifiant de «succès» la réunion d’Alger des trois Mouvements du Nord du Mali, a souhaité au terme de cette réunion que ce processus «doit se poursuivre et les efforts de l’Algérie se renforcer». Indiquant plus loin dans ses propos, tenus au terme de la réunion en question, que «c’est un point de départ vers l’espoir d’une solution durable et globale au conflit» lequel, a-t-il ajouté que «nous vivons aujourd’hui dans l’Azawad et qui nous oppose aux autorités maliennes». Pour le responsable du MAA, Ahmed Ould-Sid-Mohamed, celui-ci après avoir affirmé que «nul pays ne peut valablement comprendre, nos préoccupations et nos idées, et nous assister, nous guider jusqu’au bout de ce processus, si ce n’est l’Algérie», et a ajouté que «c’est le seul pays qui nous connaît, il connaît notre histoire, notre culture et les populations vivant dans le Nord du Mali». Exprimant aussi pour sa part de voir le processus enclenché sous la médiation algérienne «se poursuivre jusqu’au bout dans l’intérêt bien compris de toutes les parties prenantes à ce processus», précisant à ce propos, «y compris l’État du Mali, les Mouvements armés et les populations maliennes», a-t-il conclu. Outre les déclarations précitées des deux responsables du MAA et de CM-FPR, celles du représentant du CPA ont été dans le même sillage. Pour Mohamed-Ousmane Ag-Mohamedoun le processus engagé sous les auspices d’Alger a commencé «à donner ses fruits», considérant la réunion d’Alger «début de négociations réelles et concrètes  -entre Mouvements du Nord du Mali- qui seront menées (les négociations) avec le gouvernement malien», a-t-il indiqué. Pour Alger, «nous avons la conviction qu’il y a une soif de la paix» laquelle a précisé, samedi passé, Lamamra «sera assouvie avec beaucoup de bonne volonté de la part de toutes les personnalités engagées dans ce processus». Ce qui semble être aussi un message à l’adresse d’autres acteurs, notamment la communauté internationale et l’Institution onusienne. Outre celles-ci , il est aussi question de Paris, présente militairement au Mali, depuis son opération militaire «Serval» au Nord de ce pays, et l’annonce dernièrement de sa décision de l’envoi supplémentaire de 3 000 autres soldats, appelés à être répartis sur la bande sahélo-saharienne. Notons par ailleurs la visite depuis hier, à Alger, du chef de Mission de l’Onu au Mali (Minusma), laquelle a «un rôle institutionnel à jouer» au Mali, selon Lamamra, intervient au lendemain de la signature de la plateforme par les trois Mouvements du Nord-Mali et aussi avec la réunion des ministres des affaires étrangères des pays du Sahel.
Karima Bennour

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