Peu de temps après la nomination de S. Willams au sein du staff de Ghassan Salamé : Quatre pays de l’Otan s’expriment sur le pétrole libyen et les élections

Après sa nomination, le 2 juillet, dernier, représentant spéciale adjoint à Ghassan Salamé, l’émissaire des Nations unies (ONU) pour la Libye, l’américain Stéphanie Williams a, dans le cadre de son activité sur le dossier libyen, commencé par sa participation, à côté de Ghassan Salamé, aux réunions, la semaine passée, à Rome, sur le dossier libyen. Rencontres tenues la veille de la déclaration commune, de Washington, Rome, Paris et Londres, sur la reprise, par la Compagnie pétrolière nationale libyenne, de son activité pétrolière et sur le processus politique inter-libyen, dont la tenue des élections dans ce pays.
Le ministère des Affaires étrangères de France, a rendu public le communiqué commun sur la Libye, jeudi dernier, au moment où se tenait, en ce jour, le conclave des hauts responsables des pays membres de l’Otan, à leur tête le président américain. Se félicitant de l’annonce de la reprise par la Compagnie pétrolière nationale libyenne de son activité, «vitale au nom de tous les Libyens», Washington, Rome, paris et Londres indiquent que « nous rendons hommage à la Compagnie pétrolière nationale légitime à l’heure où elle répare les infrastructures, honore ses obligations contractuelles » et après avoir levé, poursuivent les dirigeants de ces quatre pays de l’Otan, « les dispositions relatives à l’état d’urgence dans l’Est de la Libye, la reprise des exportations et la production de pétrole qui sont essentielles» selon eux, «pour la prospérité de la Libye». Se disant «apprécier les contributions de l’armée nationale libyenne au rétablissement de la stabilité dans le secteur pétrolier libyen, essentiel, est-il écrit, dans le dit communiqué commun, «pour les intérêts nationaux de la Libye», il est utile de souligner, que Washington notamment est dans le besoin «en urgence» selon des experts, du brut libyen, sur fond de la guerre commerciale qu’elle a lancé contre ses rivaux, la Chine et la Russie, outre ses sanctions contre l’Iran, une guerre qui n’a pas épargné, faut-il le noter, ses alliées historiques, les européens. Pour les signataires du document «la production de pétrole et les installations et recettes pétrolières libyennes appartiennent au peuple libyen» mentionnent-ils avant d’ajouter qu’«(…) il faut laisser la Compagnie pétrolière nationale travailler au nom de tous les Libyens » soutiennent Washington, Paris, Rome et Londres. Pour des observateurs de la scène internationale et du dossier libyen, avec la nomination de l’américain Stéphanie Williams comme représentant spécial adjoint à Ghassan Salamé, Washington compte peser davantage sur le cours des évènements en Libye, qu’ils s’agissent des plans politique, économique, ou sécuritaire, sur fond des avancées notables enregistrées par Damas et ses alliées, pour sortir de la crise dans laquelle le pays a été plongé, il y a plus de sept ans, outre les pressions américaines sur l’économie de Téhéran, , après la décision de Washington de sortir de l’Accord nucléaire iranien. Visant à combler le manque du pétrole iranien sur le marché mondial, à cause des sanctions étatsuniennes, sommant à cet effet, Ryadh à augmenter sa production pétrolière, les pays occidentaux, principalement Washington, comptent profiter pleinement du pétrole libyen, pour son économie et son rôle sur la scène internationale, un des objectifs inavoués de l’intervention militaire de l’Otan, en 2011, en Libye. Et ce n’est nullement une coïncidence, si le communiqué commun sur la Libye, des quatre pays précités, a été rendu public, peu de jours après la nomination susmentionnée de Stéphanie Williams et le jour où les dirigeants de l’Otan se réunissaient, jeudi dernier. Se félicitant de la reprise des exportations du pétrole libyen, Les États-Unis, L’Italie, la France et le Royaume- Uni ont réitéré leur appel à l’organisation d’élections «dès que possible» en Libye, sans avancer la date retenue, lors de la rencontre organisée, par le président français, Emmanuel Macron, fin mai dernier, indiquant la tenue du scrutin en Libye «le 10 décembre prochain». Une date que le cours des évènements, depuis en Libye, outre le processus inter-libyen confronté aux divergences entre les acteurs influents, sur la scène libyenne, éloigne encore la reprise effective par les libyens de la voie de la reprise de la vie politico-institutionnelle, dans le pays, que des informations, rapportés par des médias italiens, avancent que Rome voudrait voir ces élections se tenir, l’année prochaine.
Pour les signataires du communiqué commun, ces derniers ont exprimé leur «solidarité avec les dirigeants libyens» qui travaillent, ont-ils indiqué «en vue d’un processus politique inclusif (…) qui conduira à des élections nationales crédibles, pacifiques et bien préparées dès que possible » ont-ils précisé.
Karima Bennour