barrage de Beni-Slimane

Périmètre irrigué de Beni-Slimane (Médéa) : Le spectre de la sécheresse plane

Le spectre de la sécheresse «risque d’hypothéquer sérieusement» la saison céréalière 2021 et la production de pomme de terre d’arrière saison au niveau du périmètre irrigué de Beni-Slimane, est de Médéa, suite à la baisse du niveau du barrage d’irrigation de la commune, a déclaré à l’APS, le président de la chambre locale d’agriculture.

«Le faible niveau de remplissage du barrage de Beni-Slimane, qui a atteint sa cote d’alerte, en raison du manque de pluviométrie, avec un stock d’à peine 8 millions de M3, soit moins du tiers de sa capacité de stockage théorique, qui est de 30 millions de M3, a aggravé une situation déjà difficile pour les exploitants agricoles de la région dont les cultures sont menacées par la sécheresse», a expliqué le président de la chambre, Mustapha Zegoumi. Ces deux facteurs conjugués risquent «d’anéantir» les efforts de dizaines d’exploitants agricoles qui ont investis beaucoup d’argent dans la culture de céréales et de pomme de terre d’arrière saison, faute d’une solution à l’épineux problème de manque d’eau, a-t-il signalé, précisant que seul un apport hydrique supplémentaire et d’appoint, assuré par ce barrage, est en mesure de sauver la saison agricole et éviter la ruine des exploitants qui activent au niveau du périmètre irrigué de Beni-Slimane, qui s’étend sur 2000 hectares. Selon Zegoumi, un apport hydrique de 4 millions de M3 «suffit» pour irriguer les 2000 hectares de céréales et de pomme de terre, comme alternative au manque de précipitations, nécessaires aux développement naturel des culture, affirmant qu’une demande a été introduite auprès du ministère des ressources en eau afin d’autoriser le pompage, à partir de ce barrage, de la quantité d’eau en question. Face à cette situation, la chambre locale de l’agriculture multiplie les actions de sensibilisation auprès des exploitants agricoles de la région, et des autres communes confrontés au même problème, afin d’adopter un planning d’irrigation d’appoint «plus économe en eau», en espaçant les journées d’irrigation et réduire les quantités d’eau réservées aux champs de culture, a fait savoir ce responsable. Le but de ce travail de proximité, inverser la tendance actuelle en matière d’irrigation, au demeurant traditionnelle, qui mobilise beaucoup d’eau, pour des méthodes d’irrigation économes et adaptées à chaque type de culture, de sorte à pouvoir préserver les rares ressources hydriques qui existent dans la région et à réduire les pertes de production, a-t-il conclu.