Tout bien considéré, le report de la rentrée scolaire comme décision ordonnée par le président de la République il y a une vingtaine de jours et fixée au 21 septembre prochain, a quelque chose d’avantageux au regard des impératifs urgents imposés par les récents incendies de forêt qui ont chamboulé le calendrier de la rentrée sociale. Ce report permet, en effet, une marge de manœuvre pour les autorités et tous les intervenants dans la prochaine rentrée scolaire en particulier, et sociale en général, de régler la question urgente des feux de forêt, avant de plonger la tête, mieux reposée, dans les défis du mois de septembre. D’ailleurs, le Gouvernement n’a pas tardé à aborder les choses sérieuses pour examiner le dossier de la gestion de post-incendies de forêt dont les effets et les conséquences sur les personnes et l’environnement sont colossaux, que le temps nous est compté et qu’aucune perte de la matière n’est permise. Dimanche, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a émis, sous le sceau de l’urgence, des instructions et a pris des décisions importantes sur la gestion des conséquences des incendies de forêts qui ont touché le Centre et l’Est du pays. Il est question, dans cette batterie de mesures, d’élaborer, sans délai, un plan d’action, qui prend en compte la réparation de tous les dégâts matériels et l’indemnisation de toutes les victimes et de tous les sinistrés des incendies. Si le Président a insisté sur les délais, c’est parce que le Gouvernement a une rentrée sociale à gérer dans peu de jours. C’est la raison pour laquelle, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a réuni, au lendemain des instructions présidentielles, soit hier, les ministres concernés par le dossier de gestion des conséquences des feux de forêt, ainsi que les walis de la République, pour prendre le taureau par les cornes. L’enjeu, au cœur même de cette réunion, était le temps qu’il faut gérer avec minutie et efficacité. Ghrieb n’est pas sans le savoir. C’est d’autant plus que les indemnisations doivent toucher la moindre perte subie par les sinistrées. Car la vie de tous les jours doit reprendre rapidement pour les populations des régions touchées par les incendies. Toutes ces familles ont besoin d’eau, d’électricité, de gaz et d’autres commodités de vie. D’autres encore ont besoin de reconstruire leurs maisons et réparer ce que les flammes ont détruit. « Le moindre objet détruit, fût-ce même un seul clou, sera indemnisé, sachant que cette opération s’achèvera avant le 15 septembre prochain ». C’est le mot d’ordre du Gouvernement. Tous au boulot, maintenant !
Farid Guellil










































