Ouverture du transport aérien au privé : mieux vaut tard que jamais

Il faut dire que le Gouvernement a beaucoup hésité pour décider enfin d’ouvrir le transport aérien au privé. La concurrence va donc pouvoir se lancer sur le marché de l’aérien algérien. Le fait, est là : cette ouverture de l’espace aérien aux autres compagnies est désormais une nécessité. Cette décision intervient en fait, après de nombreuses polémiques concernant d’abord le monopole de la compagnie nationale, notamment en termes de tarifications, mais encore aux multiples plaintes des voyageurs concernant les prestations de service de la compagnie. Air Algérie a montré donc ses limites pour ce qui est de la prise en charge des voyageurs. Selon le ministère des transports, une série de procédures comprenant, entre autres, un nouveau cahier des charges devant régir l’entrée des compagnies nationales et sécuriser l’ouverture de l’espace aérien, est en cours d’élaboration alors que la loi en vigueur autorise les compagnies privées, l’accès au marché du transport aérien. Pourtant, le ministre des Transports, Amar Ghoul, lui même affirmait le 16 novembre 2014, que «la question de l’ouverture du transport aérien aux entreprises privées ne se pose pas». Selon le ministre, l’Algérie a reçu des demandes répétées afin d’adhérer à «l’Open Sky» (ciel ouvert), qui consiste à libéraliser le transport aérien.

AmarGhoul estime que les conditions pour une telle ouverture ne sont, pour l’heure, pas réunies et que ce n’est pas dans l’intérêt du pays. Il indique que l’ouverture à la concurrence de l’espace aérien «profiterait d’abord aux compagnies étrangères» étant donné qu’Air Algérie «n’est pas en mesure de faire face à la compétition».
Par ailleurs, le ministre avait révélé que, dans le cadre d’une réorganisation du secteur du transport aérien, celui-ci verra l’apparition d’une compagnie «low cost» (bas prix) pour les vols de courte distance. Le 14 septembre 2014, le ministre avait la même position. L’ouverture du transport aérien au privé n’est pas à l’ordre du jour. «L’ouverture à la concurrence est inévitable, mais elle ne se fera pas pour le moment», avait tranché, Amar Ghoul, ministre des Transports. Selon le ministre, «si le gouvernement donne son accord, la priorité sera accordée aux investisseurs privés nationaux».
Cette ouverture doit également se faire dans le cadre de la complémentarité entre le public et le privé, pour renforcer le transport domestique et international. Un mois après, le ministère a du, donc revoir sa position. Le contexte l’oblige. De plus en plus les privés manifestent leur intérêt à investir dans ce créneau. Une situation qui va obliger Air Algérie de se développer afin de faire face à la concurrence qui sera certainement féroce. Air Algérie aura du souci à se faire et devra assurer sa pérennité en mettant en place une restructuration et surtout de nouvelles méthodes de travail afin de s’assurer d’être aussi rentable qu’aujourd’hui. D’ailleurs, on annonce le renouvellement de sa flotte dont l’objectif final, outre le maintien d’Air Algérie en tête des compagnies qui officieront sur le territoire, est de moderniser la compagnie et de la développer pour en faire une entreprise de dimension internationale.
Ines B.

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