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MOTS D’ORDRE DE LA CAMPAGNE POUR LES ÉLECTIONS LOCALES : Pour un vote massif et un front interne solide

Quatre jours avant la fin de la campagne électorale pour les élections locales du 27 novembre, les candidats des partis politiques et des indépendants multiplient leurs appels à la participation afin de réaliser le changement espéré, en insistant sur la consolidation du front interne. En effet, lors de ce week-end, les leaders des partis politiques ont multiplié leurs appels à une forte participation au scrutin du 27 novembre afin de bâtir l’Algérie nouvelle et surtout consolider le front interne, socle de la stabilité du pays, tout en insistant sur le rôle des futures assemblées élues dans le développement local. Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) a affirmé à partir de Laghouat que le programme de son parti s’inscrit en droite ligne avec les attentes des citoyens en vue d’un « changement radical, d’où les efforts du MSP de présenter des candidats capables de répondre à ces attentes ». Hier et depuis El-Bayad le même politicien est revenu sur le projet de loi français concernant les Harkis pour « demander « pardon » et tenter de réparer  les préjudices subis par les harkis et leurs familles, avec une indemnisation que l’opposition espérait plus large » selon le texte de loi, Makri a estimé que le président français, en insultant l’Algérie, n’a voulu servir que l’extrême droite en déclarant : « Ce qu’a fait Macron se retournera contre lui et ses plans échoueront ». Appelant le parlement à adopter un projet de loi criminalisant le colonialisme.
De son côté le secrétaire général du Front de libération nationale, Abou El Fadl Baâdji, a déclaré «que personne ne peut empêcher l’Algérie d’accéder au marché africain, que ce soit le régime du makhzen ou bien les parties qui sont derrière lui». Lors d’un meeting organisé hier à Adrar, Abou El Fadl Baâdji a souligné que «l’Algérie peut faire face à n’importe quelle puissance qui la menace, car elle possède l’armée la plus puissante de la région qui n’accepte aucune ingérence dans sa souveraineté nationale», soulignant que «l’accès au marché africain et le renforcement de la coopération avec la Mauritanie ne peuvent être dissuadés par aucune partie».
En ce qui concerne les élections locales du 27 novembre, Baadji estime que «de leur succès dépend la stabilité politique du pays ; cette étape est une priorité pour achever la construction des institutions de l’État», dans lequel il a dit que «son parti représente un symbole d’équilibre et de stabilité».
Par ailleurs, et en réponse aux déclarations du président du Mouvement El Binaâ Abdelkader Bengrina, dans lesquelles il a dit que « les partis qui ont boycotté les législatives les évincent aujourd’hui dans les localités ». Lors de son animation d’un rassemblement à Alger Aouchiche a déclaré : « Je suis surpris par les déclarations d’un des responsables des partis nouvellement nés par rapport à l’antiquité du FFS ». par ailleurs le SG du parti a indiqué concernant les locales, « nous avons plus que jamais besoin d’entente entre les Algériens », affirmant que les citoyens « on besoin d’espoir… afin de porter le flambeau de la lutte pour instaurer la démocratie, un état de droit, et une deuxième République dont les fondations sont la participation populaire ». Précisant que la raison principale ayant poussé le parti à participer aux élections locales prévues pour le 27 novembre est « son attachement à l’unité nationale ».
Mais, il y a aussi une autre raison, assure le secrétaire général du FFS, en l’occurrence « la volonté de reconsidérer l’action politique au moment où tout le monde lui a déclaré la guerre ». Ces ennemis, qui ont déclaré la guerre à « l’action politique intègre » sont, selon Aouchiche, « les populistes et les sorciers politiques, qui veulent nous donner les leçons dans la lutte et dans l’engagement ».
Quant au SG du RND Tayeb Zitouni, ce dernier a accusé de nouveau l’Autorité nationale indépendante des élections d’exclure délibérément les personnes « honnêtes » de plusieurs partis. Zitouni a déclaré lors d’un rassemblement populaire pour son parti à Biskra, que ceux qui sont dans les cercles de l’administration refusent l’indépendance de l’acte électoral.
Sarah. Oub