MOB : B’gayet ne rêve que du sacre

Aune marche de s’offrir ce qui serait son premier sacre en Coupe d’Algérie, le MO Béjaïa semble bien décidé à ne pas passer à côté de l’événement, le 2 mai prochain face au RC Arba.
Le club et sa galerie exceptionnelle, ne jurent que par la victoire, en misant sur la qualité sportive de l’équipe certes mais surtout en faisant valoir leur bonne étoile, celle-là même qui l’a guidé depuis le début de la compétition et qui leur a permis de venir à bout de leurs adversaires respectifs souvent dans des conditions inouïes.Le parcours, à ce titre, est pour le moins frappant, marqué par des qualifications, toutes obtenues à l’extérieur, et souvent négociées et arrachées au terme des tirs aux but. Hormis, la phase des 32ème de finale, jouée at home face à la JS Saoura (1-1), jouée à huis clos de surcroît, et gagnée aux tirs aux but (4-3), l’équipe a dû, à chaque fois, se déplacer chez ses adversaires et jouer crânement et quasiment à la roulette russe, ses chances. Tel a été le cas à Batna (1-0), puis par deux fois à Oran contre le MCO (0-0, t.a.b 1-3) puis l’ASMO (2-2, t.a.b (5-6) et enfin à Sétif (1-1 AP, t.a.b 5-6) et dont le cumul des résultats à fait croire à plus d’un, y compris les non-superstitieux, que l’équipe est dans la grâce des 99 saints de Béjaïa. Du reste, même le parcours en championnat tout aussi reluisant, n’échappe pas à cette croyance, chacun ayant en mémoire les échecs cumulés la saison dernière et les derniers barouds d’honneur qui lui ont permis d’éviter le purgatoire de la descente en seconde division. Aussi, « ce serait en toute logique qu’on gagnerait la coupe à Blida », tranche Fateh, un ultra trentenaire, un tantinet amusé par son verdict mais qui « y croit dur comme fer ». Cependant même éloignés des subjectivités et des effusions de la passion, rares sont ceux qui doutent de la victoire finale.
« Le MOB a trouvé en l’entraîneur Abdelkader Amrani son sorcier. Il sortira encore une fois la bonne formule pour forcer la victoire », dira Rachid, un autre ultra des Vert et Noir, convaincu que le « technicien-magicien » est déjà à l’œuvre, depuis le match de samedi à Tizi Ouzou, face à la JSK, paradoxalement perdu. « C’est un match qu’il a sacrifié pour préserver ses meilleurs éléments et des sanctions et des blessures. On a perdu certes, mais l’équipe va se présenter fraîche et au complet à Blida », a-t-il déduit, non sans se réjouir, par ailleurs, de l’absence de Hocine Harrouche, du camp adverse, expulsé lors de la confrontation du RCA face au NAHD. Nous sommes encore sous la bonne étoile », lâchera-t-il, un peu comme pour se convaincre du résultat final. En fait, pour beaucoup, « l’arrivée à ce stade de la compétition est déjà une belle histoire en soi », se réjouit, Akli Adrar, membre du directoire du club, ancien président de son état, qui appelle cependant à l’humilité et met en garde contre l’excès de confiance. « Larbaâ est une jeune équipe déterminée, volontaire et qui pratique un beau football. il faut s’en méfier », dira-t-il. « On s’attend à un gros duel. Mais on se concentre sur notre objectif d’aller chercher le sacre », a-t-il ajouté.Sortis des limbes, il y a 60 ans, dans le sillage du déclenchement de la guerre d Libération, les Vert et Noir, en tout cas vont trouver, en cette finale une occasion unique pour dorer leur blason et mettre un titre sur un parcours historique, téméraire et audacieux, certes mais qui reste vierge d’insignes. Peut-être que le destin l’attend dans la ville des Roses, pour ouvrir une autre page pavée de pétales. C’est tout le mal qui lui est souhaité.

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