Migrants

MIGRATION ILLÉGALE : L’Algérie gère le dossier avec « sagesse et responsabilité »

Le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Nadir Larbaoui, a estimé, lors de son intervention devant l’Assemblée générale (AG) de l’ONU, que tant que le monde restera fortement inégal en termes de développement et de conditions de vie, la question de la migration restera un phénomène endémique, puisque la nature de l’être humain le pousse à améliorer ses conditions de vie. Pour Larbaoui, la meilleure manière pour contenir ce phénomène et d’en faire un choix et non une nécessité, et d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 du développement durable, afin d’accomplir le développement pour tous, ce qui nécessite davantage d’efforts et une coordination intensifiée, tout en veillant à ce que les pays remplissent leurs obligations, notamment en matière de financement, de renforcement des capacités nationales et de transfert de technologie.
S’agissant de l’approche globale et intégrée adoptée par l’Algérie sur la question de la migration, il a indiqué que l’immigration illégale est liée aux conditions de sécurité existantes, en particulier dans les pays confrontés à des crises sécuritaires et qui constituent une source de préoccupation, notamment en ce qui concerne les aspects sécuritaires et sanitaires et celui du travail illégal. Le diplomate a souligné, dans ce cadre, que l’Algérie gère cette question avec sagesse et responsabilité, en étroite collaboration avec les pays d’origine et dans le respect de la dignité des personnes concernées qui sont souvent victimes des crises et troubles sécuritaires dans leurs pays d’origine.  L’ambassadeur Larbaoui a affirmé que l’Algérie souscrit aux objectifs du Pacte mondial pour la migration, qui vise à s’attaquer aux causes structurelles de la migration, telles que les faibles taux de développement, les effets négatifs des changements climatiques et la dégradation de l’environnement, comme elle souscrit également aux objectifs de renforcement des mécanismes de lutte contre le trafic des migrants et d’éradication de la traite des personnes.
Par ailleurs, Larbaoui a évoqué le renforcement, par l’Algérie, de sa coopération avec les pays d’origine, notamment les pays voisins, en initiant des projets structurants de développement économique qui contribuent à stabiliser les populations, en plus d’assurer les services de base dans ces régions, ainsi que de renforcer la formation et la coopération afin d’accroître l’efficacité et l’autonomie de l’administration locale pour répondre aux exigences du développement.
D’autre part, le représentant permanent algérien à l’ONU a souligné que l’Algérie ne ménageait aucun effort pour sécuriser ses frontières maritimes et terrestres afin de lutter contre le trafic des migrants et les réseaux de traite des personnes à travers des mécanismes de coopération, tels que le Programme Frontière de l’Union africaine et les Comités bilatéraux frontaliers avec les pays voisins, pour assurer une coordination accrue face aux passeurs, tout en renforçant la législation nationale afin de la mettre au diapason des accords internationaux en la matière.
Ania Nch