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Marché du pétrole : Le Brent proche de 61 dollars

Les prix du pétrole ont progressé, hier, en cours d’échanges européens, dans un marché demeurant prudent et incertain, quant à l’équilibre entre l’offre et la demande de l’or noir sur le marché mondial. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en février prochain, valait 60,95 dollars le baril, hier, sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, marquant ainsi une hausse estimée à de 67 cents par rapport à la clôture de vendredi dernier. Et pour le baril de light Sweet Crude (WTI), sur les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), pour janvier a gagné 48 cents, fixant son prix à 51,68 dollars le baril.
Cette remontée des cours demeure, selon des experts, proches du plus bas prix du baril de l’or noir, depuis octobre 2017, atteint fin novembre dernier, et la semaine passée, le novembre de puits de pétrole aux États-Unis a enregistré, selon les chiffres hebdomadaires de l’entreprise de services pétroliers Baker Hugues, son plus bas niveau, depuis la mi-octobre. Selon des analystes, les investisseurs continuent à redouter de voir la croissance mondiale, et donc la demande de pétrole, stagner voire trébucher, sur fond des inquiétudes suscitées par la guerre commerciale entre Washington et Pékin.
Lors de leur récent conclave à Genève, pour freiner la chute des cours du baril de pétrole, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, dont la Russie, se sont entendus à réduire leur production de 1,2 million de barils par jour (B/J) à partir de janvier. Hier, en fin de matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 60,95 dollars sur l’ICE de Londres, en hausse de 67 cents par rapport à la clôture de vendredi et dans les échanges électroniques sur le Nymex le baril de WTI pour janvier gagnait 48 cents pour atteindre la barre de 51,68 dollars. La production totale de brut du cartel a baissé de 11000 B/J en novembre dernier, à cause, faut-il le noter, de la réduction de la production de certains de ses membres, l’Iran, le Venezuela, le Nigeria et l’Irak, selon des sources secondaires-indirectes- citées par l’Opep, dans son rapport mensuel publié mercredi dernier et a atteint un total de 32,97 millions de barils par jour (mbj). En revanche, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït ont augmenté leur production respective et L’Iran, sous la pression de l’entrée en vigueur des sanctions américaines, a connu la plus forte baisse de sa production pétrolière, enregistrant une chute de de 380 000 barils par jour par rapport au mois précédent (octobre). Soit, le troisième pays producteur de l’OPEP n’a pompé que 2,954 mbj en novembre dernier, après les 3,333 mbj produits, en octobre et les 3,45mbj un mois auparavant, (septembre). Par ailleurs, l’Opep a légèrement revu à la hausse la prévision de la production des pays extérieurs au cartel pour l’année en cours et elle l’a en revanche légèrement révisée à la baisse pour l’année prochaine, en raison notamment d’un accord établi à Genève, entre l’Opep et ses alliés.
L’accord, conclu à Genève, prévoit une baisse commune de leur production de 1,2 million b/j, en vue de peser sur le redressement des cours du baril de l’or noir, pour freiner sa tendance baissière. Une réduction décidée qui, pour rappel, concerne 800 000 barils quotidiens pour les quatorze pays de l’Opep et 400 000 pour ses dix partenaires dont la Russie. Concernant la croissance de la demande, l’Opep a maintenu ses prévisions inchangées, après les avoir révisées à la baisse le mois dernier.
Karima Bennour