L’Iran réitère ses mises en garde face au refus des États-Unis de satisfaire les revendications du peuple iranien. Ainsi, le ministère iranien de la Défense a affirmé que le refus de l’ennemi de satisfaire les revendications du peuple iranien entraînera de plus lourdes pertes à Donald Trump et à l’entité sioniste, et que répondre à ces revendications est la seule voie pour mettre fin à la guerre.
Évoquant l’implication du président américain Donald Trump dans une guerre contre l’Iran, le porte-parole du ministère iranien de la Défense, le général de brigade Reza Talaei, cité par les médias locaux, a déclaré : « Trump n’a d’autre choix que d’accepter les revendications du peuple iranien et de reconnaître les droits de notre pays. » Il a souligné que « sur le champ de bataille comme sur le plan diplomatique, la satisfaction des revendications du peuple iranien est la seule voie pour mettre fin à la troisième guerre imposée à l’ennemi américano-sioniste. » « En acceptant les propositions de l’Iran, Trump devrait permettre d’éviter des dommages et des coûts supplémentaires résultant de la poursuite de la guerre pour le peuple américain et la communauté internationale.» Le porte-parole du département de la Défense et du Soutien aux forces armées a indiqué que « le mépris et l’indifférence de Trump à l’égard des intérêts nationaux américains, son attachement à l’entité sioniste et son comportement arrogant ne feront qu’enfoncer davantage l’Amérique dans le bourbier de la guerre.» De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré à ses conseillers qu’il n’avait pas encore pris de décision définitive quant à une attaque contre l’Iran et qu’il préférait laisser le temps aux négociations. Le Wall Street Journal, citant des responsables américains, a rapporté que le président américain Donald Trump avait décidé, pour le moment, de reporter le lancement de nouvelles frappes contre l’Iran afin de donner une chance à la diplomatie de progresser. Selon le journal, Donald Trump a tenu une réunion vendredi matin avec de hauts responsables de la sécurité nationale pour discuter des options futures concernant l’Iran. Selon d’autres sources américaines, l’administration Trump envisage toujours sérieusement l’option de nouvelles frappes, expliquant qu’un certain nombre de responsables et de militaires américains ont déjà annulé leurs projets pour le week-end du Memorial Day par crainte d’une éventuelle évolution de la situation. Des observateurs avaient fait état de préparatifs au sein de l’administration Trump en vue de mener une nouvelle série d’opérations militaires contre l’Iran, en parallèle à la poursuite de contacts indirects avec l’Iran par l’intermédiaire du Pakistan, reproduisant ainsi une pratique devenue courante chez Donald Trump. Côté iranien, le ministère des Affaires étrangères confirme que la priorité des négociations en cours est la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, et note une convergence des points de vue sans pour autant parvenir à un accord. La télévision iranienne, citée par les médias locaux, a rapporté les propos du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, qui a déclaré samedi : « Nous sommes très proches d’un accord. ». Il a souligné qu’à ce stade, les négociations ne portent pas sur la question nucléaire ni sur les modalités de levée des sanctions, indiquant que Téhéran a pris la décision « responsable et sage » de faire de la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, l’objectif principal des négociations Baqai a poursuivi : « Puisque nous n’abordons pas les détails du dossier nucléaire à ce stade, il est naturel que nous n’évoquions pas non plus les détails des négociations concernant la levée des sanctions dans le contexte actuel. » Il a souligné que l’Iran se concentre actuellement sur la fin de cette « guerre imposée », expliquant qu’un échange de vues avait eu lieu entre les deux parties sur divers points et que les points de désaccord avaient été discutés. Concernant le détroit d’Ormuz, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans cette affaire, ajoutant qu’il s’agissait d’une question qui concernait l’Iran et les États riverains.
M’hamed Rebah













































