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Mais qu’est-ce qui se passe dans ma commune ? Kouba sous la loupe

La commune de Kouba s’étend au Sud Ouest d’Alger et représente un des quartiers les plus anciens et les plus prisés de la capitale. Elle se trouve au confluent de plusieurs autres communes d’Alger : Makaria, Hussein-Dey, Badjarah, Gué de Constantine, Bir Mourad Raïs etc…

chiffres et dates
La ville de Kouba est déjà connue dès l’époque ottomane par la mosquée édifiée en 1543 sous le règne de Khirredine Barberousse. On pouvait alors voir à partir de la mer cette mosquée et particulièrement sa coupole (Kobba).
Au XVIIIe siècle, Sidi El Garidi devient un mausolée honoré et visité. Le mausolée et le cimetière se trouvent aujourd’hui en lisière du Vieux-Kouba. Le village colonial a été reconstruit à partir de 1832. Il est d’abord habité par 23 familles allemandes, puis par des colons français. Il est élevé au rang de commune de plein exercice le 31 décembre 1856. Il englobait un territoire vaste allant d’Hussein Dey jusqu’à El Harrach, et de la mer (les Sablettes) à Gué de Constantine.
En 1870, la commune est amputée d’une grande partie de son territoire pour la création de celle de Hussein Dey.
En 1905, une ligne de tramway TMS a été construite entre le «Champ de Manœuvre» et Kouba. La ligne de tramway TMS n° 6 sera exploitée jusqu’en 1945 avec une fréquence de passage toutes les 30 minutes. Elle sera ensuite remplacée par un trolleybus qui portera le n° 3. En 1958 il est remplacé par des bus.

Kouba, une commune et ses problèmes
La commune de Kouba à Alger, qui était toujours considérée par les Algérois, comme étant une commune où il était agréable de vivre, s’est transformée, à l’instar des autres communes de la capitale, en une commune qui tente de sortir du lot des APC mal loties. En effet, les koubéens expriment un ras-le-bol chronique vis-à-vis d’une situation qui «n’a pas beaucoup changé depuis la venue de Mokhtar Laadjaïlia, le nouveau maire de la ville et son équipe». Pour rappel, le maire actuel de Kouba, a remplacé l’ex-maire, Bousnina Zohir, qui a été suspendu de sa mission, par le wali d’Alger Abdelkader Zoukh en 2016. Aussi, il convient de noter que le maire Laadjaylia, a été réélu, le 14 août, aux élections locales de 2017.

Le stationnement en ville devient un gros problème
Dans presque tous les quartiers de la commune de Kouba, la problématique est devenue l’amer quotidien de toutes et de tous : Commerçants, médecins, habitants des quartiers de la ville de Kouba, attestent que se garer, même dans son quartier, peut vous couter cher, car vous allez vous retrouver coincer durant au moins une longue heure d’attente.

Les habitants de Kouba réclament un marché
Le souk de Ben Omar à Kouba a bel et bien été démoli, il y a deux ans. Et depuis, le souk, même hideux, et qui était le seul refuge, à raison de la cherté des produits frais qu’imposent les quelques commerçants de fruits et légumes, n’a pas été remplacé. Sur les débris de l’ancien marché, les travaux tardent à avancer. « C’est bien d’éradiquer les marchés informels et de nettoyer le centre ville, mais on doit trouver une solution. On ne peut pas laisser toute une ville sans marché. Le peu de magasins qui existent au niveau du quartier tel ceux implantés à Ben Omar, proposent des marchandises à des prix élevés. Nous sommes obligés d’aller jusqu’au marché de Bach Djerrah», disent les habitant.
Les habitants de la cité El-Bahia, à Kouba, n’en peuvent plus. Car, le cadre de vie s’est dégrader. Pire il se dégrade un peu plus chaque jour dans un environnement malpropre. Une chose est sûre, les habitants d’El-Bahia sont armés de bonne volonté pour rendre leur environnement sain. Reste à savoir la volonté des autorités locales qui pourtant n’exige pas plus qu’un matériel de bord pour redonner l’image d’antan à cette cité.

Les Koubéens réclament des espaces verts
Les espaces verts des quartiers sont devenus de vrais dépotoirs, les locataires pataugent parfois dans des ordures jetées vulgairement en plein air. Pour les citées peuplées, l’entretien des lieux serait de mise à l’image des quartiers résidentiels avoisinants.

El Afia, ou la Favela d’Alger
L’autre phénomène qui prévaut dans la commune de Kouba, et le marché d’El Afia. Et pour cause, l’arrivée massive, selon les habitants, «de jeunes délinquants qui profitent de la grande affluence pour voler». À ce propos, Khadidja, une quadragénaire rencontrée sur place à la sortie du marché informel de la cité, balance que «Certains vendeurs de fruits et légumes seraient complices avec ces voleurs».

Les deux sales de cinéma sont abandonnées
«Depuis leur fermeture, dans les années 90, les deux salles de cinéma de la ville de Kouba ont été totalement abandonnées», se sont lamentés l’ensemble des séniors, qui restent encore des amateurs du septième art.

L’invasion des moustiques agace les habitants
Dans l’ensemble des quartiers de la commune, les citoyens Témoignent qu’il est impossible de mettre le nez dehors sans se faire attaquer par des nuées de moustiques. Alerte au moustique tigre ! Selon des témoignages des habitants de vieux Kouba, ces derniers ont tenu à signalé qu’ils ont réclamés avoir été attaqués par des moustiques tigre, au bureau mis en place et chargés des plaintes de ce genre. Depuis, rien n’a été fait. La mairie, n’est pas venue à notre secours».

Les chiens errants envahissent les quartiers !
Les chiens errants, une fois de plus, ont établi leurs quartiers ,dans plusieurs cités poussant leurs stridents aboiements à la tombée de la nuit comme au petit matin. « Pire encore ils représentent un réel danger», témoigne un père accompagné de ces trois enfants, qui profite, en ce temps d’après-midi, de jouer devant le petit jardin de leur bâtiment.
Il ajoute et explique dans ce sens, que se promener la nuit serait un réel danger. Car il y a des chiens bâtard !

Une construction menace la vie des citoyens juste à côté du siège du cercle du RCK
Nous avons choisi de terminer notre périple à la rue Mohamed Fellah, près du siège du cercle du RC kouba, où un futur chantier immobilier a vu le jour il y a près d’un an.
Selon les témoignages des habitants de la bâtisse voisine de cet immeuble, ces derniers «risquent de perdre leurs toits».
Ils avancent dans ce sens que les opérations d’excavation ont provoqué d’énormes fissures dans leurs habitations mitoyennes à l’immeuble en chantier. À cet effet, ils ont été obligées d’évacuer leurs maisons et leurs objets de valeur par suite des mises en gardes données par la mairie, pour cause de risque d’effondrement. Depuis, nous attendons toujours la réponse…
Mohamed Amroun