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MAINTIEN OU GEL DE LA GRÈVE DU 21 JANVIER PROCHAIN : L’intersyndicale laisse planer le suspense

Ayant appelé à l’organisation d’une grève générale le 21 janvier prochain, le Collectif des syndicats autonomes des travailleurs de l’Éducation a décidé de se réunir le dimanche 20 janvier afin de trancher quant au gel ou au maintien de cette action. Cette rencontre a été fixée après la série de rencontres de concertation tenues, depuis mercredi dernier, par le ministère de l’Éducation nationale avec le partenaire social pour examiner la liste des revendications soulevées dans le préavis de grève.
C’est du moins ce qu’a fait savoir le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation, Boualem Amoura, qui a indiqué que le SATEF s’est réuni mardi avec le ministère de l’Éducation dans le cadre des ses rencontres. Soulignant que la réunion de son organisation syndicale avec la tutelle avait vu un débat franc et ouvert, il a expliqué que les responsables du ministère ont fait montre de bonne foi dans l’examen des questions posées, notamment en ce qui concerne le volet pédagogique, précisant que les interlocuteurs du syndicat ont affirmé que les autres ponts comme la suppression de l’article 87 bis, le maintien de la retraite proportionnelle sans condition d’âge, la mise en place de mécanismes rétablissant l’équilibre du pouvoir d’achat et l’actualisation de la prime de zone sur la base du nouveau salaire de base au lieu de celui de 1989 relevaient des prérogatives du Gouvernement et non pas du ministère. Selon Amoura, les responsables du ministère ont promis l’organisation de journées d’études avec la participation du partenaire social afin de revoir les curricula éducatifs, ajoutant que le SATEF a mis l’accent sur la nécessité de sortir de ces journées par des décisions s’inscrivant dans le cadre des propositions du partenaire social. Concernant le statut du personnel de l’Éducation, les responsables du ministère ont expliqué, ajoute le syndicaliste, que la non précipitation dans sa promulgation s’expliquait par le fait qu’il soit lié au décret présidentiel portant valorisation des diplômes et l’impératif d’intégrer toutes les catégories, à l’image des inspecteurs, censeurs et laborantins. Au sujet de la revendication relative au respect du repos hebdomadaire, le responsable syndical a rappelé que la circulaire sur la remédiation pédagogique souligne le caractère non obligatoire en laissant le choix aux enseignants et aux directeurs des établissements d’en fixer un calendrier et que le syndicat a jugé cela acceptable. Pour rappel, Le Collectif des syndicats autonomes du personnel de l’Éducation nationale compte 6 syndicats, à savoir : l’UNPEF, le SATEF, le CLA, le SNAPEST, le SNTE, et le Cnapeste qui a décidé de ne pas prendre part à la grève. La plateforme des revendications porte essentiellement sur des aspects socioprofessionnels et pédagogiques ainsi que le respect des libertés syndicales. Les rencontres (partenaires sociaux, syndicats) ont débuté mercredi 9 janvier avec des représentants de l’UNPEF, suivie d’une rencontre avec la Fédération des associations des parents d’élèves et l’Association nationale des parents d’élèves ainsi que l’Union nationale du personnel de l’Éducation (UNPE) affiliée à l’UGTA.
Ania Nait Chalal