Réunion opposition

L’OPPOSITION TIENT SA 8E RÉUNION : Ouverture de permanences pour des débats publics

Dans sa huitième (8e) réunion, tenue hier, au siège du FJD à Alger, l’opposition a condamné le recours à l’usage de moyens de répression par les forces de l’ordre contre des manifestants pacifiques pendant les marches et les rassemblements contre le système et en faveur du changement.
Le bloc politique de l’opposition, dénommé «Les forces du changement pour soutenir le choix du peuple» a rejeté les tentatives du pouvoir pour « se regénérer par de fausses élections », en insistant à aller vers une «véritable période de transition afin de permettre aux citoyens de s’impliquer dans la vie politique, tout en condamnant «les tentatives d’affaiblir le mouvement pacifique» quelle que soit sa source, nationale et internationale». L’opposition n’a pas manqué, dans un communiqué rendu public, de appeler les partis politiques, les syndicats et les associations, à ouvrir leurs sièges pour organiser des débats publics sur la situation du pays.
Les partisans, syndicalistes et personnalités ont réitéré leur appel à l’Armée pour répondre favorablement à la revendication populaire, en respectant la légitimité populaire et en encourageant toute initiative de dialogue qui pourrait être une solution de sortie de crise. Par ailleurs, le président du FJD a, dans son allocution à la réunion, proposé de combiner entre la solution politique et la solution constitutionnelle pour sortir de la crise dans le pays. Selon Abdallah Djaballah, cette solution permettra « l’application des articles 102,07 et 08 en les accompagnant avec des solutions politiques», explique-t-il. Pour lui encore, la feuille de route de l’opposition répondra aux revendications populaires et évitera au pays «toute dérive», afin de passer à une phase de transition gérée par des personnalités nationales consensuelles.
En réaffirmant son soutien au peuple, Djaballah a promis de donner les noms des gens «qui essaient de détourner les revendications du peuple pour rester au pouvoir». «Le peuple a dit son mot. Il a appelé, depuis le 22 février, dans des marches grandioses, au départ de toutes les figures du système, affirmant que le peuple est la seule source du pouvoir».
Sarah Oubraham