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LES ALGÉRIENS APPELÉS À EXPRIMER LEURS CHOIX SUR LE PROJET DE LA NOUVELLE CONSTITUTION : Dans le bain du référendum

La date du référendum sur le projet de révision de la Constitution, étant fixée au 1er novembre prochain et le corps électoral convoqué, en application de l’article 149 de la loi organique 16-10 du 25 août 2016, relative au régime électoral, qui fait que celui-ci (corps électoral) est convoqué quarante-cinq (45) jours avant le rendez-vous électoral, le temps est désormais à la révision des listes électorales.

Selon le décret présidentiel et en vertu de l’article 14 de ladite loi organique, « la date de la révision exceptionnelle des listes électorales », est fixée au 20 septembre courant, pour une durée de 08 jours, soit à partir de dimanche prochain.
Il est ainsi attendu de l’Autorité nationale indépendante d’organisation des élections, Anie, de faire son entrée en scène pour mener le bateau à bon port à compter du 20 du mois en cours. Cette instance indépendante; dirigée par Mohamed Charfi a déjà à son actif la « gestion » de la dernière présidentielle dans le pays. Créée en vertu d’une nouvelle loi organique, et récemment constitutionalisée à la faveur des nouvelles dispositions contenues dans la nouvelle Constitution, l’Anie, devrait appeler les citoyennes et citoyens, non-inscrits sur les listes électorales, notamment ceux qui auront 18 ans le jour du scrutin, à s’inscrire auprès de la commission communale au niveau de leur commune de résidence.
Les électeurs ayant changé de lieu de résidence doivent, quant à eux, se rapprocher de la commission de révision des listes électorales de leur nouvelle commune de résidence, la demande d’inscription devant être appuyée par la présentation de deux documents, l’un justifiant l’identité, l’autre la résidence. Les membres de la communauté nationale établie à l’étranger doivent, pour leur part, se rapprocher des représentations diplomatiques ou consulaires pour s’inscrire.
Mais sa mission ne se résume pas à la seule gestion de l’opération de la révision des listes électorales, mais beaucoup plus que ça, puisque l’instance de M.Charfi aura la charge de gérer le processus électoral du bout en bout.
Préparer les élections, les organiser, les gérer et les superviser, et ce, dès le début de l’opération d’inscription sur les listes électorales et leurs révisions, ainsi que les opérations de préparation de l’opération électorale, des opérations de vote, de dépouillement et se prononce sur le contentieux électoral, conformément à la législation en vigueur, jusqu’à l’annonce des résultats provisoires, sont les missions assignées à l’Anie depuis sa création. Mais elle est à sa deuxième expérience après la présidentielle du 12 décembre dernier. Lors de cette dernière, l’Anie s’est appuyée sur les nouvelles technologiques, et ne compte pas s‘en séparer, d’ailleurs, à la faveur du référendum prochain sur la première Loi du pays.
Lors de son passage sur les ondes de la chaîne 3, le président de l’Anie Mohamed Charfi s’est dit favorable pour le recours à des moyens technologiques dans l’organisation du référendum, estimant qu’ils ont démontré leur efficacité dans la protection de l’information ainsi dans l’assainissement des listes électorales, lors de la tenue de la dernière élection présidentielle.
Autre souci pour cette instance est le fait que ce référendum crucial pour l’avenir du pays intervient dans des conditions sanitaires, si particulières cette année en raison de la pandémie du coronavirus. Les délégués de wilayas devraient à la fois sensibiliser les citoyens sur l’importance de participer au vote, tout en veillant au respect du protocole sanitaire adopté devant accompagner ce rendez-vous électoral, qui constitue un des engagements phares du Président, alors qu’il n’était que candidat à la magistrature suprême. Une fois élu, le chef de l’État, a fait de ce chantier une priorité, sans lequel l’Algérie nouvelle ne peut voir le jour.
Pour rappel, à l’occasion du scrutin présidentiel remporté par le chef de l’État actuel, Abdelmadjid Tebboune, et suite à la révision des listes électorales, l’Anie avait fait état d’un corps électoral avoisinant les 24,5 millions (24.474.161) de votants, dont 914 308 électeurs inscrits au niveau des centres diplomatiques et consulaires à l’étranger.
Brahim Oubellil