L’ÉLECTRICITÉ ALGÉRIENNE EXPORTABLE VERS L’EUROPE, LA TUNISIE ET LE MAROC : Guitouni prend en main le dossier

À peine quelques années en arrière, les coupures récurrentes du courant électrique hantent les foyers algériens. D’ailleurs, parvenir à combler le déficit en électricité a coûté les yeux de la tête à la Sonelgaz, qui s’est attelée à renforcer ses capacités de production et à consolider ses réseaux pour venir à bout d’un dommage causé avant tout à sa propre clientèle.
Aujourd’hui, à en croire les déclarations faites hier par le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, l’Algérie est en mesure même d’orienter une partie de sa production vers les marchés étrangers dans la mesure où la production locale satisfait largement les besoins. Pour ce faire, l’on est en train «de se diriger vers la bourse de l’électricité afin de vendre l’excédent, en cette énergie, pour le Maroc, la Tunisie et l’Europe», a annoncé le ministre, hier, lors d’une visite faite dans la wilaya de Bouira. Toutefois, il ne s’agit plus de conclure des accords bilatéraux, comme ce fut le cas avec la Tunisie, pour pouvoir écouler la production électrique du pays sur ces marchés. Depuis le temps, cette procédure a changé et a laissé place à un marché concurrentiel où il faudrait aller vers la bourse pour espérer attirer des clients. «Le dossier relatif à l’exportation de l’électricité est ancien, il remonte à plusieurs années. La nouveauté dans ce dossier est que l’Algérie va aller vers la bourse pour vendre son excédent de l’électricité vers la Tunisie et le Maroc», explique en ce sens Guitouni, qui fait état d’un excédent productif de 9 000 mégawatts, qui serait ainsi exportable vers les marchés étrangers.
Farid G.