LE PRÉSIDENT REÇOIT LE CHEF DU MSP : Makri avance ses pions

Il n’a fallu que quelques jours de services offerts, sur les plateaux de télévision que par des communiqués « complaisants » à l’adresse du Président, pour que le chef du Mouvement de la société pour la paix soit reçu en audience présidentielle. En effet, Abderrezak Makri aura assouvi une partie de ses appétits, maintenant qu’il réalise le face-à-face tant souhaité avec le président Tebboune. Pas que, puisque, selon des indiscrétions, le président du MSP aurait même suggéré un nom à placer auprès du chef de l’État, en la personne de Aïssa Ben Lakhdar, un vieux routier de la maison Hamas, comme Conseiller aux affaires de la société civile.
Dans le communiqué émis par la Présidence, à l’issue de cette rencontre tenue au palais d’El Mouradia, il est expliqué que « le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, hier, le président du MSP, Abderrezak Makri, dans le cadre des consultations qu’il a initiées sur la situation générale dans le pays et le projet d’amendement de la Constitution ». À cette audience, Makri s’est fait accompagner par une délégation de cadres de son parti. Outre le projet de la Constitution pour
lequel le chef du MSP a formulé des propositions, tournant autour, et en général, de ce que le Président a, lui-même, suggéré comme grandes lignes, les deux parties ont discuté de la situation générale prévalant dans le pays.
Ainsi, « le président de la République a pris note des avis et propositions de la délégation du parti concernant l’enrichissement de la Constitution et le parachèvement de la concrétisation des revendications et aspirations du peuple », souligne la même source. Lors de cette rencontre, le Président a également « réitéré avoir honoré son engagement électoral à satisfaire progressivement ce qui reste des revendications légitimes soulevées par le peuple le 22 février dernier, et ce afin d’opérer un changement radical dans le mode de gouvernance et les méthodes de gestion qui puisse permettre au pays d’amorcer un nouveau départ dans tous les domaines et réhabilité les bonnes mœurs dans la vie publique ».
Farid Guellil