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LE PRÉSIDENT ORDONNE LA RÉVISION DU CODE PÉNAL POUR LUTTER CONTRE LE PHÉNOMÈNE : Les spéculateurs encourent jusqu’à 30 ans de prison ferme ou la perpétuité

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé hier une réunion périodique du Conseil des ministres lors de laquelle quatre dossiers ont été examinés selon un communiqué des services du palais d’El Mouradia.

Le premier concerne l’examen et l’approbation d’un projet de loi portant lutte contre la spéculation, le deuxième concerne des exposés sur l’organisation et le fonctionnement de la Grande Mosquée d’Alger et les deux autres ont trait à la rentrée dans les secteurs de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle.
Après l’ouverture de la séance, le Président a écouté l’exposé du Premier ministre sur le bilan de l’activité gouvernementale, et les différentes présentations inscrites à l’ordre du jour. Question fort attendue durant cette réunion, l’avant-projet de loi sur la lutte contre le phénomène de la spéculation a été épluché dans ses infimes détails comme élaboré par le ministre de la Justice, garde des Sceaux. Suite à quoi, le chef de l’État a instruit la révision du Code pénal et d’inclure une sanction sous forme de peine maximale allant jusqu’à 30 ans d’emprisonnement et la réclusion à perpétuité contre les personnes coupables d’actes classés criminels dans la spéculation.
Au titre des mesures préventives, le chef de l’État a ordonné au ministre du Commerce d’organiser des actions de sensibilisation aux profits des commerçants et de la société civile sur la loi contre la spéculation, de l’expliquer aux citoyens à travers les médias, de distinguer entre le stockage organisé à des fins commerciales, et le stockage visant à créer la pénurie ou pour faire monter les prix sur les produits alimentaires de base.
Sur ce, le chef des l’État a souligné le rôle « important » des acteurs de la société civile et des médias dans la lutte contre cette pratique commerciale illégale. Également, la promotion d’un comportement de consommation rationnel et responsable pour lutter contre « les parasites » et « ceux qui cherchent à augmenter les prix pour semer le chaos et le désespoir », souligne le chef de l’État.
F. G.