Permis à points

Le permis à points biométrique est opérationnel : 12 millions de cartes à délivrer d’ici 2022

Le coup d’envoi du lancement officiel du Permis à points biométrique électronique a été donné, hier, par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, au cours d’une cérémonie au Centre biométrique d’El Hamiz (Alger). Dans une première étape dans la Capitale, le document de conduite sera généralisé dans quatre communes avant son lancement graduel dans d’autres wilayas. L’opération du lancement du permis à points a été lancée officiellement, hier, au Centre biométrique d’El Hamiz (Alger), par le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui. Cette première étape concernera quatre communes de la Capitale à savoir : Kouba, Dar El Beïda, Alger-Centre et Baba Hassen, avant sa généralisation sur les nouveaux permis et/ou ceux qui passent de nouvelles catégories, pour une deuxième phase. La dernière étape  ambitionne d’atteindre les 12 millions de cartes à délivrer d’ici 2022. En effet, présidant la cérémonie de cette opération, tenue au siège de la Direction nationale des titres et des documents sécurisés d’El Hamiz, le ministre Bedoui, s’est félicité «de ce produit fruit de plusieurs étapes, et qui est réalisé à 100% par des compétences jeunes et ambitieuses, issues des universités et instituts du pays ». Abordant le document biométrique et électronique, Bedoui assure qu’il est «ultra sécurisé et conçu selon les normes internationales et contribuera efficacement et d’une manière graduelle à réduire les accidents de la circulation, grâce à un système introduit par une approche pédagogique préventive, qui est articulée sur le payement des amendes afin de respecter les règles de circulation». Il est à souligner que plusieurs ministres ont participé à cette cérémonie, dont Houda Imane Feraoun de la Poste, des Technologies de l’Information et de la Communication, Abdelgani Zaâlane des Travaux publics et des Transports, ainsi que des représentants des directions de la Gendarmerie nationale, de la DGSN et de la Protection civile. Dans son allocution, le ministre Bedoui a dit que le permis à points est, donc, le troisième document biométrique délivré après le passeport et la carte d’identité nationale. Ce qui représente, pour lui, une étape importante franchie par le programme de modernisation de l’administration, sa numérisation et de son rapprochement avec le citoyen, suivant les recommandations du président Abdelaziz Bouteflika. Concernant la sécurité routière, le ministre a précisé que «le gouvernement ambitionne, par le biais de ce nouveau document, à réduire efficacement et dans les plus bref délais, le nombre effarant des victimes des accidents de la route qui frôlent les 4000 morts par an, ainsi, que les dizaines de milliers de blessés, dont certains resteront handicapés à vie», a-t-il dit. Ceci, sans parler des pertes financières causées, et qui s’élèvent «à 100 milliards DA annuellement».

La carte grise électronique à partir de septembre prochain
Outre le permis à points, le ministre de l’Intérieur a annoncé, à la même occasion, le lancement, à partir de septembre 2018, de la carte grise électronique. Ainsi, lors de l’opération de remise des permis de conduire biométriques, faites aux premiers demandeurs et aux détenteurs de nouvelles catégories au niveau du service des documents biométriques de la commune de Kouba, Bedoui a indiqué que «le processus de modernisation et de numérisation se poursuit intensément et les premières cartes grises électroniques seront délivrées dès septembre 2018».
Mohamed Amrouni