Enfants Palestiniens et Soldats

Après les tirs des snipers, des arrestations violentes de junes palestiniens : L’entité sioniste actionne sa machine meurtrière

Le ministère palestinien de la Santé, déclare qu’Israël a délibérément tué des civils palestiniens, dont des adolescents, en mobilisant des snipers, qui ont ciblé, par leurs tirs, les palestiniens, causant des martyrs et des blessés, certains dans un étant jugé grave.

Suite à l’échec du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), à adopter, samedi, une résolution accablant l’entité sioniste sur ses crimes contre l’humanité commis contre les Palestiniens, les États-Unis s’étant opposés fermement à son adoption, l’armée israélienne a continué à actionner sa machine meurtrière, contre les palestiniens, en ciblant notamment les enfants et les adolescents.
Hier matin, à l’aube, Mahmoud Yousef Madi, un adolescent palestinien, a été conduit par force par un commando militaire de l’entité sioniste, de son domicile, à la ville d’El-Khalil, en Palestine occupée. L’opération musclée des soldats sionistes contre un jeune adolescent n’est pas restée dans l’ombre : elle a été filmée, par les nouveaux moyens de communication. La violence musclée des militaires israéliens, armées jusqu’aux dents, conduisant l’adolescent palestinien Mahmoud a fait le tour du monde, via les réseaux sociaux. L’ONU, son Conseil de sécurité, ses membres et les organismes onusiens, en charge des Conventions du respect des Droits de l’Homme, de la protection de l’enfance, de lutte contre la torture, et de l’UNRWA, sont informés ; voire saisis, encore une fois, par les preuves incontestables sur la nature meurtrière de la politique israélienne, contre le peuple palestinien, en Palestine occupée, à Ghaza et en Cisjordanie. Les jeunes Ahmed Jawabrah et les deux frères Hamza et Raâfat Mahmoud al-Wahsh de la ville d’El-Khodr, au sud de Beit –Lehm, ont subi le même sort que Mahmoud Yousef Madi : ils ont été arrêtés, violemment par des soldats sionistes. Ce n’est pas la première fois, certes, que l’entité sioniste actionne sa machine meurtrière contre les civils palestiniens, notamment les enfants et les adolescents, mais depuis ces deux dernières années, les responsables israéliens, du secteur militaire et de sécurité et aussi de la justice, ciblent les enfants, les adolescents et les jeunes palestiniens, s et garçons. Lors des manifestations pacifiques des palestiniens, marquant la Journée de la Terre, les soldats et les services de sécurité de l’entité sioniste ont tiré sur les manifestants, certains parmi eux, dans le dos, alors que ces derniers n’avaient dans les mains que le drapeau de la Palestine, El-Koufiya palestinienne si ce n’est des cailloux pour les lancer contre des militaires armés et protégés jusqu’aux dents. Des tirs de balles de soldats israéliens qui ont fait plus de 16 morts et 1 400 blessés parmi ces civils palestiniens, qui n’avaient que leur gorge pour crier, «La Palestine est à nous, la terre est à nous». En réaction des massacres des palestiniens de Ghaza, de Cisjordanie et des territoires palestiniens occupés, le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé, samedi, l’ONU à mettre en place immédiatement une protection internationale pour le peuple palestinien. «Les Nations unies doivent agir immédiatement en vue de mettre en place un régime de protection internationale pour le peuple palestinien sans défense» a-t-il précisé, et d’ajouter «face aux agressions répétées, des forces de l’occupation israéliennes», a indiqué le président palestinien Mahmoud Abbas dans son discours. Observant ; le lendemain des crimes contre l’humanité de l’entité sioniste, commis contre les palestiniens, manifestant pacifiquement vendredi dernier, (à l’occasion de la Journée de la Terre) le samedi, les commerces, écoles, universités, marchés ont fermé leurs portes, en Cisjordanie, à Ghaza, à Al Qods, dans les territoires palestiniens occupés, en réponse à l’appel des forces palestiniennes nationalistes à observer un jour de deuil, par une grève générale en signe de protestation contre le massacre commis par les forces de l’occupation israéliennes. De son côté le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à diligenter «une enquête indépendante et transparente » sur les évènements tragiques survenus vendredi, à Ghaza, une demande exprimée également par l’Union européenne, laquelle requête va rester, sans nul doute sans suite, à cause du rôle traditionnel, des États-Unis, bloquant toute enquête ou adoption de résolutions sur les pratiques barbares de l’entité sioniste contre les palestiniens de Ghaza, de Cisjordanie, d’El-Qods, et des territoires palestiniens occupés. La situation risque d’être plus explosive , dans les jours qui viennent, à l’occasion toujours de la célébration de la Journée de la Terre, jusqu’à mai prochain, coïncidant cette année, avec le mouvement populaire palestinien contre l’annonce du président Américain Dolald Trump, lors de son annonce «El-Qods, capitale d’Israël» et le transfert de l’ambassade des États Unis de Tel-Aviv, à El-Qods, annoncé, en mai pour coïncider avec le 70e anniversaire de la création, en 1948, de l’entité sionsite. Du côté palestinien, de génération à génération, le peuple palestinien continue de mener son combat national de libération, déterminer à ne pas abdiquer pour atteindre l’objectif fixé, dès les premiers pas de son combat libérateur contre l’occupant israélien. Hier, c’était les Arafat, les Georges Habeche, les Leïla Khaled et Dalal al-Mughrabi, et tant d’autres, jusqu’à l’enfant Ibrahim Abdel Halim Daou, âgé de 16 ans, tombé martyr, en novembre 2015, succombant à une blessure au cœur, par le tir d’un soldat sioniste, à Ramallah, en Cisjordanie. Plus de 70% des palestiniens sont âgés de moins de 30 ans, et la jeunesse palestinienne, par sa résistance et sa volonté de vivre libre et indépendante, expriment, par ses manifestations pacifiques, son message. La période de la première Intifadah semble être loin pour l’entité sionsite, mais pour les palestiniens, elle est et reste présente et vive dans la conscience palestinienne, d’où les craintes de l’occupant israëlien et ses alliés, à leur tête les États Unis.
Karima Bennour