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Le crash de l’avion militaire marque les esprits : Vives émotions sur les réseaux sociaux

Le crash de l’avion militaire, survenu mercredi dernier, à Boufarik (Blida), continue de susciter les réactions de solidarité et des sympathie en Algérie et même au-delà des frontières du pays. Le président de la République ainsi que le staff gouvernemental, les personnalités politiques de la scène nationale, les acteurs de la vie économique, sociale et sportive ont tous adressé leurs condoléances aux victimes de ce tragique accident, qui a fait 257 morts. Hier, toutes les mosquées du pays ont observé la prière de l’absent à la mémoire des martyrs. Les opérations d’indentification se poursuivent au niveau de l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja. Les images qui montrent des victimes toutes mortes, dont les corps sont complètement calcinés et l’énorme épave de l’avion en flammes, ont choqué et ému profondément les citoyens. Sur les réseaux sociaux – facebook notamment – les Algériens ont promptement réagi pour faire part de leurs profonde tristesse et se montrer solidaires avec les proches et familles des victimes. «Lourd bilan … Un Iliouchine s’est écrasé dans l’aéroport militaire de Boufarik. Pensées à nos valeureux martyrs et à leurs familles», écrit une internaute sur sa page Facebook quelques heures après l’accident. Le jour de la catastrophe, la plupart des commentaires, qui ont été publiés aux environs de 8 heures, résume le sentiment général de tristesse, de compassion et de solidarité, des valeurs enracinées dans l’esprit des Algériens : «Allah Yerhamhoum. Inna lillah wa inna ilay’hi rajioune», «Que Dieu les accueille en son vaste paradis. À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons ». « Terrible tragédie ! Mes sincères condoléances. Que Dieu apaise les cœurs de leurs familles », écrit un autre internaute sur sa page. Dans la soirée de mercredi et les jours d’après, certains facebookers se sont fait passer pour des spécialistes en aviation et les spéculations sur les causes du crash ont submergé l’espace bleu. S’il est du droit de tout un chacun de chercher à connaitre les raisons du drame, qui a emporté de surcroit 247 passagers et 10 membres de l’équipage, seule l’enquête diligentée par le ministère de la Défense nationale est en mesure de le faire. D’autre part, les internautes algériens n’ont pas manqué de saluer l’acte héroïque du pilote de l’appareil militaire, dont la manœuvre aura évité le pire. En effet, le commandant de bord a fait montre de professionnalisme et a dévié la trajectoire de l’avion l’orientant loin de la zone habitable de Boufarik, à Blida. «D’après quelques témoignages, un feu s’est déclaré dans l’un des réacteurs quelques minutes après le décollage. L’avion a donc décroché, et le contrôle de l’avion devenait quasiment impossible. La seule chose que pouvait encore faire le pilote c’était d’éviter de s’écraser sur une agglomération », écrit l’un d’eux. Le message de condoléances du roi du Maroc qui était arrivé tardivement -24 heures après l’accident de crash- n’est pas passé inaperçu chez les internautes algériens: certains sont en colère et d’autres le considèrent d’un non-évènement. «Après tout ce qu’on a visionné, entendu et lu sur les réseaux sociaux avec une extrême haine jamais égalée … Plus hypocrite que ça, tu meures! », lit-on sur un poste fortement commenté. Dans leurs chagrins, les Algériens n’étaient pas les seuls à réagir sur la douloureuse épreuve que venait de vivre le pays. Des internautes de nationalités étrangères ont exprimé aussi leur grande émotion. Une internaute du Bangladesh, a écrit : «Terrible news… My deep condolences going to their families and friends », « Terribles nouvelles… mes sincères condoléances pour les familles et amis des victimes ». Depuis le Brésil, une autre citoyenne de ce pays écrit, quand à elle : « Minha emoção profunda e grande tristeza após este trágico acidente. Meus pensamentos para as famílias desses soldados e para todos os seus companheiros soldados », « Vive émotion et grande tristesse après ce dramatique accident. Mes pensées aux familles de ces soldats et à tous leurs compagnons d’arme ».
Hamid Mecheri