Conseil des ministres 2

LE CONSEIL DES MINISTRES EN RÉUNION SAMEDI PROCHAIN : Les dossiers socio-économiques sur la table

Le Conseil des ministres tiendra, samedi, sa réunion, sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune, pour examiner les voies et moyens permettant la redynamisation et la réanimation des activités sectorielles, notamment le volet social et économique.

Les domaines de la Santé, l’Habitat, l’Agriculture, l’Industrie, les Start-up, le Commerce et le commerce extérieur, et les petites et moyennes entreprises, seront à l’ordre du jour de cette réunion pour tenter d’apporter des solutions à ces secteurs sensibles et névralgiques. Le Conseil des ministres, le deuxième du genre depuis l’intronisation officielle du Président à la tête de l’État, était prévu, initialement, dimanche prochain, avant d’être avancé à samedi, en raison du déplacement le jour même de Tebboune, à Berlin (Allemagne), pour participer à la Conférence internationale sur la situation en Libye. Outre la crise sociale qui nécessite des réponses immédiates avec, notamment, la baisse du pouvoir d’achat et la disparition des couches moyennes de la société algérienne, et le secteur de la Santé qui laisse à désirer, dont nos hôpitaux s’apparentent beaucoup plus à des mouroirs qu’à des établissements pour soins, de par le manque de moyens, mais aussi et surtout, en raison de l’absence d’une politique efficiente pour y remédier, la relance de l’économie nationale est l’un des chantiers prioritaires du président Tebboune. En prime, tenter de remettre sur les rails un secteur toujours dépendant à 95% des hydrocarbures. Et pour preuve, l’une des caractéristiques principales du nouvel Exécutif, c’est la forte concentration des segments de production et de gestion en relation directe avec le secteur de l’économie, soit près de vingt (20) postes dans la composante du nouveau cabinet, entre les Finances, l’énergie, l’Agriculture, l’Artisanat, l’Industrie et bien d’autres, agissent tous dans le même objectif, en rapport avec la relance de l’économie, pour dire l’importance accordée par le nouveau président à ce secteur sensible et névralgique. Donc le prochain Conseil des ministres devrait « accoucher » d’une batterie de mesures, à court et moyen termes, pour atténuer un tant soit peu les déboires de la population face à la dureté de la vie de tous les jours. Le premier Conseil des ministres, qui s’est tenu il y a quinze jours, s’était axé, essentiellement, rappelle-t-on, sur le volet politique, dont la révision profonde de la Constitution, une reconsidération du système de gouvernance, la refonte de la loi organique relative au régime électoral et le recouvrement de la confiance entre les gouvernés et les gouvernants, dans le but de l’édification d’un vrai État de droit en diapason avec les aspirations du peuple. Le président de la République avait alors instruit le nouveau staff gouvernemental d’établir un plan d’action et a fixé la feuille de route de chaque ministre.
B.O.